Apostille au Canada : authentification de documents

Une apostille est un certificat normalisé qui atteste de l’authenticité d’un document public afin qu’il soit accepté dans un autre pays sans autre formalité d’authentification. Pour les Canadiens, les règles ont changé récemment et de façon importante : le Canada a adhéré à la Convention Apostille de La Haye, et le traité est entré en vigueur pour le Canada le 11 janvier 2024. Depuis cette date, une seule apostille délivrée par une autorité compétente désignée peut remplacer l’ancienne chaîne, plus lente, d’authentification et de légalisation consulaire lorsque votre document est destiné à un autre pays membre. Ce guide explique ce qu’est une apostille, qui peut en délivrer une au Canada, dans quels cas l’ancienne procédure demeure nécessaire et où s’inscrit la traduction certifiée, car de nombreux pays de destination exigent une traduction certifiée en plus du document apostillé, et parfois la traduction elle-même doit être apostillée.

Apostille au Canada, authentification de documents et traduction certifiée pour usage à l'étranger

Apostille au Canada : comment authentifier des documents pour l’étranger

Si l’on vous a dit que vous aviez besoin d’une apostille pour un document canadien, vous envoyez probablement des papiers à l’étranger : un diplôme à un employeur étranger, un certificat de naissance ou de mariage à un consulat, une vérification de casier judiciaire pour un visa, ou des documents d’entreprise pour une transaction outre-mer. Jusqu’à récemment, le Canada ne faisait pas du tout partie du système de l’apostille, ce qui obligeait les Canadiens à suivre une procédure plus longue d’authentification et de légalisation. Cela a changé en 2024. Nous sommes une entreprise de traduction et d’interprétation agréée par l’ATIO en Ontario, et bien que nous ne délivrions pas nous-mêmes d’apostilles (seuls les gouvernements le font), nous préparons les traductions certifiées qui doivent souvent accompagner un document apostillé, et nous aidons les clients à comprendre les étapes afin que rien ne soit envoyé au mauvais bureau. Voici une explication exacte et en langage clair de l’ensemble de la procédure, chaque fait étant rattaché à une source officielle pour que vous puissiez le vérifier.

Points clés à retenir

  • Une apostille est un certificat unique, défini par la Convention de La Haye du 5 octobre 1961, qui authentifie l’origine d’un document public afin qu’il soit accepté dans les autres pays membres sans légalisation consulaire.
  • Le Canada a adhéré à la Convention Apostille et celle-ci est entrée en vigueur pour le Canada le 11 janvier 2024 ; les apostilles sont donc désormais disponibles pour les documents publics canadiens destinés aux pays membres.
  • Les apostilles sont délivrées uniquement par des autorités compétentes désignées, et non par des entreprises de traduction ou des cabinets d’avocats. Au Canada, il s’agit d’Affaires mondiales Canada (palier fédéral) ainsi que des autorités provinciales en Ontario, au Québec, en Alberta, en Colombie-Britannique et en Saskatchewan.
  • Les documents délivrés dans des provinces ou des territoires qui n’ont pas leur propre autorité compétente sont apostillés par Affaires mondiales Canada.
  • Si votre pays de destination n’est pas partie à la Convention, l’ancienne procédure s’applique toujours : authentification suivie de la légalisation à l’ambassade ou au consulat de ce pays.
  • De nombreux pays de destination exigent une traduction certifiée du document, et dans certains cas la traduction elle-même doit être apostillée. Nous préparons la traduction certifiée et vous guidons dans l’ordre des étapes. Obtenez une soumission gratuite sur notre page de soumission.

Qu’est-ce qu’une apostille?

Une apostille est un certificat apposé à un document public qui vérifie l’authenticité de la signature qui y figure, la qualité en laquelle a agi la personne signataire et, le cas échéant, l’identité du sceau ou du timbre que porte le document. Elle ne certifie pas le contenu du document, seulement son origine. L’apostille a pour but la reconnaissance mutuelle : un pays qui reçoit un document apostillé accepte de le considérer comme authentique sans le faire passer par sa propre ambassade pour la légalisation. Cette étape unique remplace ce qui était autrefois une chaîne à plusieurs niveaux.

L’apostille découle d’un traité international, la Convention du 5 octobre 1961 supprimant l’exigence de la légalisation des actes publics étrangers, habituellement appelée la Convention Apostille de La Haye. Son objectif déclaré est de supprimer l’exigence traditionnelle de la légalisation et de remplacer cette procédure souvent longue et coûteuse par la délivrance d’une seule apostille par une autorité compétente du lieu d’origine du document. Le traité est administré par la Conférence de La Haye de droit international privé (HCCH) et compte aujourd’hui plus de 125 parties contractantes, plusieurs millions d’apostilles étant délivrées chaque année. Vous pouvez consulter l’aperçu officiel de la Section Apostille de la HCCH, qui constitue la source de référence sur le fonctionnement de la Convention.

Un détail surprend bien des gens : la HCCH elle-même ne délivre ni ne vérifie les apostilles. Son Bureau permanent n’a pas le mandat de le faire. Les apostilles sont délivrées et vérifiées uniquement par les autorités compétentes désignées de chaque partie contractante. Aucun organisme international, et certainement aucune entreprise privée, ne peut donc vous remettre une apostille. L’autorité qui peut estampiller votre document est toujours un bureau gouvernemental précis, c’est pourquoi le choix du bon bureau est la première décision pratique à prendre.

À quoi ressemble réellement une apostille?

Une apostille suit un format fixe et numéroté, établi par la Convention, afin que toute autorité réceptrice, où qu’elle se trouve, puisse la lire. C’est un certificat carré, portant l’en-tête « Apostille » et la mention française « Convention de La Haye du 5 octobre 1961 » dans la partie supérieure, suivi de dix champs numérotés normalisés : le pays de délivrance, la personne qui a signé le document sous-jacent, la qualité en laquelle elle a agi, le sceau qu’il porte, le lieu et la date de l’apostille, l’autorité qui la délivre, le numéro du certificat, ainsi que le sceau et la signature de l’autorité émettrice. Comme la présentation est identique dans le monde entier, un fonctionnaire d’un autre pays n’a pas besoin de comprendre l’anglais ou le français pour reconnaître une apostille valable. De plus en plus, les autorités délivrent aussi des apostilles électroniques (e-Apostilles), créées et signées numériquement ; une e-Apostille est tout aussi valable qu’une apostille papier et ne peut être refusée au seul motif qu’elle est électronique.

Sens du terme apostille et différence avec l’authentification et la légalisation

Les mots apostille, authentification et légalisation sont employés de façon imprécise, et la distinction est importante parce qu’ils décrivent deux systèmes différents. Dans le système de l’apostille, une seule apostille du pays d’origine suffit ; le pays récepteur l’accepte directement. Dans l’ancien système de la légalisation, un document passe par une chaîne : il est d’abord authentifié par une autorité du pays de délivrance, puis légalisé par l’ambassade ou le consulat du pays de destination, qui confirme qu’il acceptera l’authentification. L’apostille réduit cette chaîne à une seule étape.

Dans le contexte canadien, l’« authentification » signifiait historiquement qu’Affaires mondiales Canada vérifiait une signature ou un sceau sur un document canadien, après quoi l’ambassade étrangère le légalisait. Depuis l’entrée en vigueur de la Convention Apostille pour le Canada, cette danse en deux temps n’est plus nécessaire lorsque la destination est un autre pays membre : le document obtient plutôt une apostille. La page du gouvernement fédéral sur le sujet, le service d’authentification et d’apostille d’Affaires mondiales Canada, constitue la référence canonique pour savoir quels documents sont admissibles et comment présenter une demande, et elle décrit désormais directement la procédure d’apostille pour le Canada.

L’enseignement pratique tient à une seule question à laquelle vous devriez répondre avant toute chose : le pays de destination est-il partie à la Convention Apostille? Si oui, vous voulez une apostille, et l’étape de l’ambassade disparaît. Si non, vous êtes encore sur l’ancienne voie de l’authentification suivie de la légalisation consulaire. La HCCH tient à jour la liste officielle des parties contractantes, et Affaires mondiales Canada y renvoie également ; confirmez donc le statut du pays avant de soumettre un document où que ce soit.

Apostille ou légalisation en un coup d’oeil

QuestionApostille (pays de la Convention)Authentification et légalisation (pays hors Convention)
Combien d’étapesUne : une seule apostille délivrée par une autorité compétente.Deux ou plus : authentification, puis légalisation à l’ambassade ou au consulat de destination.
Qui la délivreUne autorité compétente désignée (Affaires mondiales Canada ou une autorité provinciale).Affaires mondiales Canada authentifie; l’ambassade ou le consulat étranger légalise.
Intervention de l’ambassadeAucune requise.Requise, comme étape finale de légalisation.
Délai et coûtGénéralement plus rapide et moins coûteux, moins de bureaux concernés.Généralement plus lent et plus coûteux, avec des frais et des délais d’ambassade.
Quand elle s’appliqueLa destination est partie à la Convention Apostille.La destination n’est pas partie à la Convention.

Quand le Canada a-t-il adhéré à la Convention Apostille?

Le Canada a été l’un des derniers grands pays à y adhérer. Le Canada a adhéré à la Convention Apostille de La Haye, et le traité est entré en vigueur pour le Canada le 11 janvier 2024. Avant cette date, le Canada n’avait aucune apostille, ce qui signifie que les Canadiens qui envoyaient des documents à l’étranger devaient toujours emprunter la voie plus longue de l’authentification et de la légalisation, souvent en passant par Affaires mondiales Canada, puis par une mission étrangère. L’adhésion a aligné le Canada sur la plupart de ses partenaires commerciaux et en matière d’immigration et a retiré une véritable couche de friction des formalités transfrontalières.

Concrètement, cela signifie que tout document public canadien dont vous avez besoin dans un autre pays membre, qu’il ait été délivré avant ou après cette date, peut désormais être apostillé plutôt que légalisé. Le changement ne modifie pas le document lui-même; il modifie le certificat qui l’accompagne et le bureau auquel vous vous adressez. Pour les documents destinés à des pays hors de la Convention, rien n’a changé : l’ancienne procédure décrite ci-dessus s’applique toujours. Puisqu’Affaires mondiales Canada a mis à jour son service pour administrer les apostilles pour le Canada, ses pages sur l’authentification et l’apostille sont l’endroit où confirmer les procédures et les frais actuels plutôt que de vous fier à des renseignements plus anciens rédigés avant 2024.

Qui peut apostiller un document au Canada?

C’est la question que les gens se trompent le plus souvent, alors il vaut la peine de l’énoncer clairement. Au Canada, les apostilles sont délivrées uniquement par des autorités compétentes désignées. Une entreprise de traduction ne peut pas délivrer d’apostille. Un cabinet d’avocats ne peut pas délivrer d’apostille. Un notaire ne peut pas délivrer d’apostille. Les autorités compétentes sont des bureaux gouvernementaux précis, et celui qui s’applique dépend du lieu de délivrance du document.

Au palier fédéral, l’autorité compétente est Affaires mondiales Canada. Au palier provincial, cinq provinces ont leur propre autorité désignée : l’Ontario, le Québec, l’Alberta, la Colombie-Britannique et la Saskatchewan. Si votre document a été délivré dans l’une de ces cinq provinces, vous présentez généralement votre demande à l’autorité de cette province pour les documents qui relèvent de sa compétence. Si votre document provient de toute autre province ou d’un territoire, il est apostillé par Affaires mondiales Canada. Cette répartition existe parce que la délivrance des documents au Canada est partagée entre les responsabilités fédérales et provinciales ; l’apostille suit donc le palier de gouvernement qui répond du document.

Comme l’acheminement dépend à la fois du type de document et de la province qui l’a délivré, la façon la plus sûre de procéder est de vérifier la destination auprès du service d’authentification et d’apostille d’Affaires mondiales Canada avant de poster quoi que ce soit. Envoyer un document délivré par une province au bureau fédéral, ou l’inverse, est une cause fréquente du renvoi des demandes d’apostille. La page fédérale précise quels documents Affaires mondiales Canada traite et vous oriente vers les autorités provinciales lorsque celles-ci s’appliquent.

  • Affaires mondiales Canada (palier fédéral) : l’autorité compétente pour les documents fédéraux et pour les documents des provinces et territoires qui n’ont pas leur propre autorité.
  • Ontario : une autorité compétente provinciale désignée pour les documents qui relèvent de sa compétence.
  • Québec : une autorité compétente provinciale désignée.
  • Alberta : une autorité compétente provinciale désignée.
  • Colombie-Britannique : une autorité compétente provinciale désignée.
  • Saskatchewan : une autorité compétente provinciale désignée.
  • Toutes les autres provinces et territoires : les documents sont apostillés par Affaires mondiales Canada.

Quels documents nécessitent couramment une apostille?

Les apostilles s’appliquent aux documents publics, une catégorie qui englobe les actes officiels délivrés par un gouvernement ou un officier public, ou certifiés par leur intermédiaire. La liste exacte des documents qu’une autorité compétente apostillera dépend de ses règles, mais les documents dont les gens ont le plus souvent besoin de faire authentifier pour un usage à l’étranger se classent dans quelques groupes familiers. Savoir à quel groupe appartient votre document vous aide à anticiper à la fois le bon bureau et la nécessité éventuelle d’une traduction certifiée.

Documents d’état civil

Les certificats de naissance, de mariage et de décès comptent parmi les actes les plus couramment apostillés, parce qu’ils attestent de l’identité, des liens familiaux et des événements de vie sur lesquels d’autres pays se fondent pour le mariage à l’étranger, la réunification familiale, les successions et l’immigration. Un certificat de mariage destiné à un pays qui exige une traduction est un exemple fréquent, et nous traitons ce scénario en détail sur notre page traduction de certificat de mariage. Les certificats de divorce et les actes de changement de nom appartiennent à la même famille de documents d’état civil.

Documents scolaires

Les diplômes universitaires, les diplômes et les relevés de notes sont couramment apostillés pour les personnes qui acceptent un emploi, s’inscrivent à des études supérieures ou cherchent à obtenir un permis d’exercice dans un autre pays. Les employeurs et les organismes de réglementation étrangers veulent souvent à la fois une apostille prouvant que le titre est authentique et une traduction certifiée s’il n’est pas dans leur langue officielle. Nous préparons ces traductions selon la norme attendue par les établissements, et vous pouvez en lire davantage sur notre page traduction de diplômes et de titres étrangers.

Vérifications de casier judiciaire et certificats de police

Les vérifications des antécédents, comme les certificats de casier judiciaire de la GRC ou de la police, sont couramment apostillées pour les visas de travail, les demandes de résidence et les adoptions à l’étranger. Elles sont souvent assorties d’exigences strictes de récence à destination ; l’apostille et toute traduction requise doivent donc généralement être obtenues peu de temps avant la soumission, et non des mois à l’avance.

Documents commerciaux et d’entreprise

Les statuts constitutifs, les certificats de conformité, les procurations, les résolutions du conseil d’administration et les contrats commerciaux sont apostillés pour les activités transfrontalières : ouvrir une filiale étrangère, signer des contrats ou s’enregistrer auprès d’un organisme de réglementation outre-mer. Certains de ces documents sont des actes privés qui doivent d’abord être notariés avant qu’une autorité compétente apostille l’acte notarié, un détail de séquence qu’il vaut la peine de confirmer tôt.

Où s’inscrit la traduction certifiée dans la procédure d’apostille

Une apostille authentifie un document; elle ne le traduit pas. Si votre document canadien est en anglais ou en français et que le pays de destination utilise une autre langue officielle, ce pays exigera habituellement une traduction certifiée en plus de l’apostille. C’est là que se produisent la plupart de la confusion, et la plupart des retards évitables, car l’ordre des opérations et l’élément qui est apostillé varient d’un pays à l’autre.

Il existe quelques schémas courants. Dans certains pays, vous apostillez le document original, puis vous faites préparer une traduction certifiée que vous soumettez ensemble. Dans d’autres, la traduction certifiée doit elle-même être apostillée, ce qui signifie que la certification du traducteur ou la traduction notariée est considérée comme le document public qui reçoit l’apostille. Dans d’autres encore, la traduction doit être réalisée par un traducteur reconnu dans le pays de destination après la délivrance de l’apostille. Comme l’exigence est fixée par le pays récepteur, la seule approche fiable consiste à confirmer la règle exacte de ce pays, puis à ordonner les étapes en conséquence. Nous aidons les clients à établir cette séquence pour qu’ils n’apostillent pas le mauvais élément ni ne traduisent à la mauvaise étape.

Au Canada, ce qui rend une traduction « certifiée », c’est le statut professionnel du traducteur. Une traduction certifiée est réalisée par un traducteur membre en règle d’une association provinciale reconnue, et elle porte le sceau et le numéro de membre de ce traducteur. En Ontario, le mot « certifié » est un titre réservé par la loi aux membres de l’Association des traducteurs et interprètes de l’Ontario; un sceau de l’ATIO dissipe donc tout doute quant au respect de la norme de certification par une traduction. La plupart des associations provinciales sont membres du Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada, la fédération nationale qui administre l’examen de certification; un traducteur certifié par n’importe quel organisme membre et en règle est donc reconnu dans tout le pays. Nous expliquons en profondeur les différences entre les titres sur notre page traduction certifiée ou notariée au Canada.

L’apostille et les traductions pour l’immigration ne sont pas la même chose

Il est facile de confondre les exigences d’apostille avec les règles canadiennes de traduction pour l’immigration, mais elles s’adressent à des publics différents. L’apostille vise à rendre un document canadien acceptable à l’étranger. Les règles de traduction pour l’immigration régissent les documents que vous soumettez aux autorités canadiennes. Par exemple, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada exige que tout document qui n’est ni en anglais ni en français soit accompagné d’une traduction certifiée, une norme énoncée dans les directives de traduction du Centre d’aide d’IRCC. Si vous déposez une demande à l’intérieur du Canada, c’est cette norme d’IRCC qui s’applique et l’apostille est habituellement sans objet; si vous envoyez un document canadien à l’extérieur du Canada, c’est l’apostille qui importe. Nous traitons le cas entrant sur notre page comment faire traduire des documents pour IRCC et le service général sur notre page traduction de documents.

Étape par étape : authentifier un document canadien pour l’étranger

La façon la plus propre d’éviter de refaire le travail est de régler d’abord les exigences de la destination, puis d’avancer dans l’ordre. Considérez ce qui suit comme une séquence de travail plutôt que comme une liste de contrôle souple :

  1. Confirmez le pays de destination. Vérifiez s’il est partie à la Convention Apostille. S’il l’est, vous avez besoin d’une apostille; s’il ne l’est pas, vous avez besoin d’une authentification suivie d’une légalisation consulaire.
  2. Déterminez la bonne autorité compétente. Établissez si votre document est fédéral ou provincial, et si la province de délivrance (Ontario, Québec, Alberta, Colombie-Britannique ou Saskatchewan) a sa propre autorité, ou s’il relève d’Affaires mondiales Canada.
  3. Mettez le document en état d’être apostillé. Certains actes sont apostillés tels qu’ils sont délivrés; les documents privés peuvent d’abord avoir besoin d’une notarisation pour que l’acte notarié puisse être apostillé.
  4. Confirmez l’exigence de traduction. Demandez à la destination si une traduction certifiée est requise, et si la traduction doit être apostillée ou simplement jointe.
  5. Ordonnez correctement les étapes. Selon la règle du pays, préparez la traduction certifiée avant ou après l’apostille, et apostillez le bon élément.
  6. Présentez la demande d’apostille à l’autorité compétente (ou, pour les pays hors Convention, effectuez l’authentification, puis la légalisation à l’ambassade).
  7. Soumettez le dossier complet à l’établissement récepteur, en conservant des copies de chaque certificat.

Là où nous apportons de la valeur, ce sont les étapes trois à cinq : nous préparons la traduction certifiée selon la bonne norme, nous conseillons sur la question de savoir si c’est l’original ou la traduction qui devrait être apostillé en fonction de la règle de la destination, et nous veillons à ce que la traduction soit mise en forme de manière que l’autorité compétente l’accepte pour l’apostille lorsque cela est requis. Nous ne délivrons pas d’apostilles, et nous ne vous dirons jamais que nous le pouvons; cette étape passe toujours par une autorité compétente gouvernementale.

Est-ce courant? Pourquoi les Canadiens doivent faire traduire et authentifier des documents

Le besoin de traduction certifiée autour de documents authentifiés n’est pas une préoccupation marginale. Le Canada est un pays très multilingue et très mobile, aux liens transfrontaliers profonds, ce qui explique justement pourquoi tant de documents circulent à l’international. Selon la diffusion sur les langues du Recensement de 2021 de Statistique Canada, plus d’une personne sur cinq au Canada déclare une langue maternelle autre que l’anglais ou le français, ce qui reflète les liens d’immigration et de famille à l’échelle mondiale qui alimentent la demande de reconnaissance des documents d’état civil et scolaires dans d’autres pays. À mesure que les gens se déplacent entre le Canada et leur pays d’origine pour le travail, les études, le mariage et les affaires familiales, les documents doivent être authentifiés et, très souvent, traduits.

C’est cette même mobilité transfrontalière qui explique pourquoi le droit à un accès linguistique clair est tissé plus largement dans le droit canadien. L’article 14 de la Charte canadienne des droits et libertés garantit l’assistance d’un interprète dans les procédures judiciaires à toute personne qui ne comprend pas la langue, ce qui souligne le sérieux avec lequel le système traite la transposition linguistique exacte. Le même principe, une exactitude sur laquelle vous pouvez compter, est ce qu’une traduction certifiée offre pour un document qui doit inspirer confiance à une autorité d’un autre pays.

Erreurs courantes qui retardent une apostille

La plupart des contretemps liés à l’apostille découlent d’une poignée d’erreurs évitables. Les connaître à l’avance fait gagner des semaines.

  • Supposer qu’une entreprise peut délivrer l’apostille. Seule une autorité compétente gouvernementale le peut. Tout service qui prétend délivrer lui-même l’apostille décrit mal ce qu’il fait; les fournisseurs légitimes facilitent la procédure et préparent les traductions.
  • Envoyer le document au mauvais bureau. Acheminer un document provincial vers l’autorité fédérale, ou un document fédéral vers une province, est une cause fréquente de renvoi. Confirmez d’abord la compétence.
  • Apostiller le mauvais élément. Certains pays veulent que l’original soit apostillé, d’autres la traduction certifiée. Se tromper de sens oblige à tout recommencer.
  • Traduire à la mauvaise étape. Si la destination exige que la traduction soit apostillée, traduire après l’apostille peut forcer une reprise.
  • Utiliser une traduction non certifiée. Une traduction sans le sceau d’un traducteur reconnu risque de ne pas être acceptée par l’autorité réceptrice ni, le cas échéant, d’être admissible à l’apostille.
  • Demander une apostille pour un pays hors Convention. Si la destination n’a pas adhéré à la Convention, une apostille ne servira à rien et vous avez plutôt besoin d’une authentification suivie d’une légalisation.
  • Laisser expirer la récence. Les vérifications de casier judiciaire et certains documents d’état civil ont des fenêtres de validité à destination; obtenir l’apostille et la traduction trop tôt peut donc faire en sorte qu’elles expirent avant d’être utilisées.

Comment PIC aide pour l’apostille et l’authentification

Pour être précis sur notre rôle : nous ne délivrons pas d’apostilles, parce qu’aucune entreprise privée ne le peut. Ce que nous faisons, c’est préparer la traduction certifiée qui doit si souvent accompagner un document apostillé, et vous guider dans la procédure d’authentification ou d’apostille afin que les étapes se déroulent dans le bon ordre et que votre document parvienne au bon bureau. En tant qu’entreprise agréée par l’ATIO, nos traductions portent le sceau et le numéro de membre d’un traducteur reconnu, ce que recherchent les autorités réceptrices et les autorités compétentes. Nous servons des clients partout au pays, et vous pouvez trouver votre région grâce à notre répertoire des emplacements, y compris des pages dédiées aux services de traduction certifiée à Toronto et aux services de traduction certifiée à Ottawa. Indiquez-nous le pays de destination et le document, et nous vous aiderons à établir la séquence et à préparer une traduction qui sera acceptée.

Foire aux questions

Qu’est-ce qu’une apostille en termes simples?

Une apostille est un certificat normalisé, créé en vertu de la Convention de La Haye de 1961, qui prouve qu’un document public est authentique afin qu’il puisse être utilisé dans un autre pays membre sans passer par l’ambassade de ce pays pour la légalisation. Elle vérifie la signature, la qualité du signataire et tout sceau figurant sur le document, mais pas le contenu. Elle est reconnue sous le même format numéroté dans le monde entier.

Le Canada délivre-t-il des apostilles maintenant?

Oui. Le Canada a adhéré à la Convention Apostille de La Haye et elle est entrée en vigueur pour le Canada le 11 janvier 2024. Depuis cette date, les documents publics canadiens destinés à d’autres pays membres peuvent être apostillés par une autorité compétente désignée au lieu de passer par l’ancienne procédure d’authentification et de légalisation consulaire. Pour les pays qui ne sont pas parties à la Convention, l’ancienne procédure s’applique toujours.

Qui peut apostiller un document au Canada?

Seules les autorités compétentes désignées. Au palier fédéral, il s’agit d’Affaires mondiales Canada, qui traite aussi les documents des provinces et territoires qui n’ont pas leur propre autorité. Cinq provinces ont leur propre autorité provinciale : l’Ontario, le Québec, l’Alberta, la Colombie-Britannique et la Saskatchewan. Une entreprise de traduction, un notaire ou un cabinet d’avocats ne peut pas délivrer d’apostille; ils peuvent seulement vous aider à préparer et à acheminer le document.

Professional Interpreting Canada délivre-t-elle des apostilles?

Non. Nous ne délivrons pas d’apostilles, et aucune entreprise privée ne le peut, parce que ce pouvoir appartient uniquement aux autorités compétentes gouvernementales. Notre rôle est de préparer la traduction certifiée qui doit fréquemment accompagner un document apostillé et de vous guider dans la procédure d’apostille ou d’authentification afin que chaque étape soit accomplie correctement et dans le bon ordre.

Ai-je besoin d’une traduction certifiée en plus d’une apostille?

Souvent, oui. Une apostille authentifie le document mais ne le traduit pas. Si le pays de destination utilise une autre langue officielle, il exigera habituellement une traduction certifiée, et dans certains cas la traduction elle-même doit être apostillée. L’exigence exacte est fixée par le pays récepteur; confirmez-la donc avant de commencer et ordonnez l’apostille et la traduction en conséquence.

Quelle est la différence entre une apostille et l’authentification ou la légalisation?

Une apostille est un certificat unique accepté directement par les autres pays de la Convention. L’authentification suivie de la légalisation est la voie plus ancienne et plus longue utilisée pour les pays hors Convention : le document est authentifié au Canada, puis légalisé à l’ambassade ou au consulat du pays de destination. L’apostille remplace cette chaîne en deux étapes par une seule étape pour les pays membres de la Convention.

Quels documents peuvent être apostillés au Canada?

Les documents publics, au sens large. Parmi les exemples courants figurent les certificats de naissance, de mariage et de décès, les diplômes universitaires et les relevés de notes, les certificats de casier judiciaire ou de police, ainsi que les actes d’entreprise comme les statuts constitutifs et les procurations. Certains documents privés doivent d’abord être notariés pour que l’acte notarié puisse être apostillé. Les règles de l’autorité compétente déterminent exactement ce qu’elle apostillera.

Que faire si le pays auquel j’envoie des documents n’est pas dans la Convention Apostille?

Dans ce cas, l’apostille ne s’applique pas et vous utilisez l’ancienne procédure : authentification du document, suivie de la légalisation à l’ambassade ou au consulat de ce pays au Canada. Vous pourriez aussi avoir encore besoin d’une traduction certifiée. Confirmez le statut du pays avant de commencer, car demander une apostille pour un pays non membre ne produira pas un document accepté.

Comment obtenir la traduction certifiée de mon document apostillé?

Faites appel à un traducteur membre en règle d’une association provinciale reconnue, afin que la traduction porte un sceau et un numéro de membre. En tant qu’entreprise agréée par l’ATIO, nous préparons des traductions selon cette norme et conseillons sur la question de savoir si c’est l’original ou la traduction qui devrait être apostillé en fonction de votre destination. Demandez une soumission gratuite en précisant votre document et votre pays de destination, et nous confirmerons les étapes et le délai.

Faites traduire votre document et préparez-le pour l’apostille

Une apostille provient d’une autorité compétente gouvernementale, mais la traduction certifiée qui l’accompagne doit être juste, et les étapes doivent se dérouler dans le bon ordre. Nous sommes une entreprise de traduction et d’interprétation agréée par l’ATIO qui dessert Toronto, Ottawa et tout le Canada dans plus de 500 langues, et nous préparons les traductions certifiées dont ont besoin les documents apostillés, avec des conseils clairs sur l’acheminement et la séquence pour votre pays de destination. Indiquez-nous le pays et le document, puis demandez votre soumission ci-dessous ou composez le (437) 601-8999.