Si vous êtes né au Québec, marié au Québec, titulaire d’un diplôme d’une université québécoise, ou si un document a été notarié par un notaire du Québec, et qu’une autorité étrangère exige désormais l’authentification de ce document, vous avez presque certainement besoin d’une apostille. Depuis le 11 janvier 2024, jour de l’entrée en vigueur de la Convention apostille de La Haye pour le Canada, le Québec compte parmi les provinces dotées de leur propre autorité compétente désignée pour délivrer des apostilles sur les documents qui relèvent de sa compétence. Ce changement a remplacé la chaîne plus lente d’authentification et de légalisation consulaire pour la plupart des documents québécois destinés aux plus de 125 pays parties à la Convention. Il y a une particularité québécoise qui prend bien des gens de court : la plupart des actes d’état civil et des relevés scolaires du Québec sont délivrés en français, et le pays de destination exige très souvent une traduction certifiée dans sa propre langue en plus de l’apostille. Nous sommes une entreprise de traduction et d’interprétation agréée par l’ATIO qui prépare les traductions certifiées en français et en anglais dont les documents québécois ont si souvent besoin, selon les normes reconnues par l’ordre professionnel québécois, et nous vous guidons dans les étapes pour que rien ne se retrouve au mauvais bureau.

Apostille au Québec : authentifier vos documents pour l’étranger
Ce guide s’adresse aux personnes qui ont un document québécois bien concret en main et un établissement étranger qui leur demande de l’authentifier : le diplômé de Montréal qui envoie un relevé de notes universitaire à un employeur en Allemagne, la famille qui fait enregistrer un mariage québécois en Italie, le professionnel dont le certificat de naissance québécois est exigé pour une demande de résidence au Brésil, l’entreprise qui transmet des documents constitutifs notariés à un partenaire à l’étranger. Authentifier un document québécois voulait autrefois dire passer par deux paliers gouvernementaux distincts, puis par un consulat étranger. Pour les pays parties à la Convention, cela signifie désormais un seul certificat, l’apostille, délivré par l’autorité compétente désignée par le Québec. Nous gardons ici le cap sur le Québec en particulier : qui délivre les apostilles pour les documents québécois, ce qui constitue un document québécois, les exemples courants à Montréal et à Québec, les cas où vous traitez plutôt avec le gouvernement fédéral et, parce que tant de documents québécois sont en français, où exactement la traduction certifiée s’inscrit. Nous ne délivrons pas nous-mêmes d’apostilles, puisque seuls les gouvernements le peuvent, mais chaque fait ci-dessous est rattaché à une source officielle pour que vous puissiez le vérifier. Pour le portrait pancanadien à l’échelle de toutes les provinces et de tous les territoires, consultez notre guide pilier sur l’apostille au Canada.
Points essentiels à retenir
- Le Québec compte parmi les provinces dotées de leur propre autorité compétente désignée pour les apostilles. Depuis le 11 janvier 2024, les apostilles visant les documents délivrés au Québec et les documents notariés au Québec sont délivrées par l’autorité compétente désignée par le Québec, et non par une entreprise de traduction ni, pour la plupart des documents québécois, par Affaires mondiales Canada.
- Une apostille est un certificat normalisé qui authentifie l’origine d’un document public, la signature qui y figure, la qualité du signataire ainsi que le sceau ou le timbre, de sorte que le document soit reconnu dans les autres pays parties à la Convention apostille de La Haye.
- L’apostille remplace l’ancien processus en deux étapes d’authentification et de légalisation consulaire pour les pays parties à la Convention. Pour les pays qui ne sont pas parties à la Convention, l’ancien parcours d’authentification et de légalisation s’applique toujours.
- Les documents québécois comprennent les actes délivrés par les institutions québécoises et le gouvernement provincial (certificats de naissance, de mariage et de décès du Québec provenant du Directeur de l’état civil, relevés de notes et diplômes d’universités et de collèges québécois, documents des tribunaux du Québec) ainsi que les documents privés notariés ou attestés au Québec.
- Les documents fédéraux, et les documents des provinces ou territoires qui n’ont pas leur propre autorité compétente, sont traités par Affaires mondiales Canada plutôt que par le Québec.
- Parce que la plupart des documents québécois sont délivrés en français, un pays de destination qui utilise une autre langue exigera habituellement une traduction certifiée, et cette traduction doit souvent être prête avant ou en même temps que l’étape de l’apostille. Nous fournissons cette traduction certifiée en français et en anglais et nous vous guidons dans les étapes. Obtenez un devis gratuit sur notre page de devis.
Qu’est-ce qu’une apostille, en termes simples pour le Québec?
Une apostille est un certificat joint à un document public qui atteste l’authenticité de la signature qui y figure, la qualité en laquelle a agi la personne signataire et, le cas échéant, l’identité du sceau ou du timbre que porte le document. Elle ne certifie pas le contenu du document, seulement son origine. Le but est la reconnaissance mutuelle : un pays qui reçoit un document apostillé accepte de le traiter comme authentique sans le faire passer par sa propre ambassade aux fins de légalisation. Pour un certificat de naissance québécois ou un diplôme universitaire montréalais, cela signifie une seule étape au lieu de la chaîne en plusieurs étapes que les Québécois devaient autrefois affronter.
L’apostille découle d’un traité international, la Convention du 5 octobre 1961 supprimant l’exigence de la légalisation des actes publics étrangers, communément appelée la Convention apostille de La Haye. Son objectif déclaré est de supprimer l’exigence traditionnelle de la légalisation et de remplacer ce processus long et coûteux par la délivrance d’un seul certificat d’apostille par une autorité compétente du lieu d’origine du document. Le traité est administré par la Conférence de La Haye de droit international privé, et il compte aujourd’hui plus de 125 parties contractantes, avec plusieurs millions d’apostilles délivrées chaque année. Vous pouvez consulter l’aperçu officiel de la Section apostille de la HCCH, qui est la source faisant autorité sur le fonctionnement de la Convention.
Un détail surprend bien des gens : la HCCH elle-même ne délivre ni ne vérifie d’apostilles, et aucune entreprise privée non plus. Les apostilles ne sont délivrées et vérifiées que par les autorités compétentes désignées de chaque partie contractante. Ainsi, aucun organisme international et aucun service de traduction ne peut vous remettre une apostille pour un document québécois. L’autorité qui peut l’apposer est toujours un bureau gouvernemental précis, et c’est pourquoi déterminer le bon bureau est la première décision pratique que vous prenez. Pour une explication plus large du fonctionnement de l’authentification et de l’attestation au Canada, notre guide sur l’attestation de documents passe en revue la terminologie.
À quoi ressemble une apostille au juste?
Une apostille suit un format fixe et numéroté prévu par la Convention, afin que toute autorité réceptrice, où qu’elle soit, puisse la lire. Il s’agit d’un certificat carré, portant l’en-tête « Apostille » et la mention française « Convention de La Haye du 5 octobre 1961 » en haut, suivi de dix champs numérotés standards : le pays de délivrance, la personne qui a signé le document sous-jacent, la qualité en laquelle elle a agi, le sceau qu’il porte, le lieu et la date de l’apostille, l’autorité qui la délivre, le numéro du certificat, ainsi que le sceau et la signature de l’autorité qui la délivre. Comme la disposition est identique partout dans le monde, un commis dans un autre pays n’a pas besoin de lire l’anglais ou le français pour reconnaître une apostille valide. Les Québécois remarquent parfois l’en-tête bilingue et présument que l’apostille a traduit leur document; ce n’est pas le cas. L’apostille authentifie uniquement l’origine. De nombreuses autorités délivrent aussi des apostilles électroniques, qui sont créées et signées de façon numérique et sont tout aussi valides qu’une apostille papier.
Qui délivre les apostilles pour les documents québécois?
C’est la question que les gens se trompent le plus souvent, alors il vaut la peine de l’énoncer clairement. Au Canada, les apostilles ne sont délivrées que par des autorités compétentes désignées. Une entreprise de traduction ne peut pas délivrer d’apostille. Un notaire ne peut pas délivrer d’apostille. Un cabinet d’avocats ne peut pas délivrer d’apostille. Les autorités compétentes sont des bureaux gouvernementaux précis, et celui qui s’applique dépend du lieu où le document a été délivré.
Au palier fédéral, l’autorité compétente est Affaires mondiales Canada. Au palier provincial, cinq provinces ont leur propre autorité compétente désignée : l’Ontario, le Québec, l’Alberta, la Colombie-Britannique et la Saskatchewan. Le Québec en fait partie. Cela signifie qu’un document délivré au Québec, et relevant de la compétence du Québec, est généralement apostillé par l’autorité compétente désignée par le Québec plutôt que par le gouvernement fédéral. La délivrance des documents au Canada se partage entre des responsabilités fédérales et provinciales, de sorte que l’apostille suit le palier de gouvernement qui répond du document. Nous ne publions volontairement pas ici de nom de bureau, d’adresse, de frais ni de délai précis pour l’autorité québécoise, parce que ces renseignements sont fixés et mis à jour par le gouvernement et devraient être confirmés à la source plutôt que tirés du site Web d’une entreprise de traduction.
Parce que l’aiguillage dépend à la fois du type de document et de la province qui l’a délivré, l’approche la plus sûre consiste à vérifier la procédure en vigueur avant de poster quoi que ce soit. Affaires mondiales Canada tient à jour le point d’entrée fédéral et renvoie aux autorités provinciales là où elles s’appliquent; vous pouvez partir du service d’authentification et d’apostille d’Affaires mondiales Canada, qui décrit désormais le processus d’apostille pour le Canada et oriente les documents québécois vers l’autorité compétente provinciale appropriée. Envoyer un document québécois au bureau fédéral alors qu’il devrait aller à la province, ou l’inverse, est une raison fréquente du retour des demandes d’apostille.
- Autorité compétente désignée par le Québec : délivre les apostilles pour les documents délivrés au Québec et les documents notariés au Québec qui relèvent de sa compétence. Confirmez le bureau, les exigences et les frais en vigueur par les voies gouvernementales officielles.
- Affaires mondiales Canada (palier fédéral) : l’autorité compétente pour les documents fédéraux et pour les documents des provinces et territoires qui n’ont pas leur propre autorité.
- Autres provinces dotées de leur propre autorité : l’Ontario, l’Alberta, la Colombie-Britannique et la Saskatchewan délivrent chacune les apostilles pour leurs propres documents. Consultez nos pages sur l’apostille en Ontario et le guide national sur l’apostille au Canada.
Qu’est-ce qui constitue un document québécois?
Que votre document soit aiguillé vers le Québec ou vers le gouvernement fédéral dépend du type de document dont il s’agit et de qui en répond. De façon générale, un document québécois est un acte public délivré par une institution québécoise ou le gouvernement provincial, ou un document privé qui a été notarié ou attesté au Québec. Savoir à quel groupe appartient votre document vous aide à anticiper à la fois le bon bureau et la nécessité ou non d’une traduction certifiée, car la langue de l’acte importe autant que son origine.
Documents d’état civil
Les certificats de naissance, les certificats de mariage et les certificats de décès délivrés par le Directeur de l’état civil du Québec comptent parmi les actes les plus souvent apostillés, parce qu’ils prouvent l’identité, les liens familiaux et les événements de la vie sur lesquels d’autres pays s’appuient pour le mariage à l’étranger, la réunification familiale, les successions et l’immigration. Ces actes québécois sont délivrés en français, ce qui est précisément pourquoi un pays de destination qui utilise une autre langue demande si souvent une traduction certifiée en plus de l’apostille. Un certificat de mariage québécois destiné à un pays qui exige une traduction est un exemple fréquent, et nous traitons ce scénario en détail sur notre page de traduction de certificat de mariage. Les jugements de divorce et les actes de changement de nom appartiennent à la même famille de documents d’état civil, et notre guide de traduction de certificat de naissance traite du plus courant d’entre eux.
Documents scolaires
Les diplômes, les grades et les relevés de notes des universités, des collèges et des cégeps du Québec sont couramment apostillés pour les personnes qui acceptent un emploi, s’inscrivent à des études supérieures ou cherchent à obtenir un permis professionnel dans un autre pays. Les employeurs et les ordres professionnels étrangers veulent souvent à la fois une apostille prouvant que le titre est authentique et une traduction certifiée si le document n’est pas dans leur langue officielle. Un relevé de notes en français d’un établissement montréalais destiné à une autorité anglophone ou hispanophone a généralement besoin des deux. Nous préparons ces traductions selon la norme attendue par les établissements, et vous pouvez en lire davantage sur notre page de traduction de titres et de diplômes étrangers.
Vérifications de casier judiciaire et certificats de police
Les vérifications d’antécédents, comme les certificats de casier judiciaire de la GRC ou de la police locale, sont couramment apostillées pour les visas de travail, les demandes de résidence et les adoptions à l’étranger. Un certificat fédéral de la GRC est un document fédéral et va à Affaires mondiales Canada, tandis qu’une vérification délivrée par un service de police municipal du Québec peut suivre un autre parcours, alors confirmez la source de votre certificat en particulier. Ces documents sont souvent assortis d’exigences strictes de récence à destination, de sorte que l’apostille et toute traduction requise doivent habituellement être obtenues peu avant le dépôt, et non des mois à l’avance.
Documents d’entreprise et commerciaux
Les statuts constitutifs, les certificats de conformité, les procurations, les résolutions du conseil d’administration et les ententes commerciales sont apostillés pour les affaires transfrontalières : ouvrir une filiale à l’étranger, signer des contrats ou s’inscrire auprès d’un organisme de réglementation outre-mer. Bon nombre de ces documents sont des documents privés qui doivent d’abord être notariés au Québec avant qu’une autorité compétente n’appose l’apostille sur l’acte notarié, un détail de séquence qu’il vaut la peine de confirmer tôt. Les documents d’entreprise québécois sont fréquemment en français, de sorte qu’une traduction certifiée en anglais ou dans une autre langue fait souvent partie de l’ensemble.
Le facteur linguistique québécois : pourquoi les documents en français ont souvent besoin d’une traduction certifiée
C’est la partie qui, en pratique, distingue le Québec de la plupart du reste du Canada. Le Québec est la seule province où le français est la seule langue officielle, et la grande majorité des actes d’état civil, des documents des tribunaux et des titres scolaires sont délivrés en français. Cela pose rarement problème à l’intérieur du Canada, mais cela devient l’enjeu central dès qu’un document québécois doit être utilisé à l’étranger dans un pays dont les autorités ne travaillent pas en français. Une apostille authentifie le document; elle ne le traduit pas. Ainsi, un certificat de naissance québécois en français, parfaitement valide et maintenant apostillé, ne peut toujours pas être lu par un commis de registre à Tokyo, à Dubaï ou à São Paulo. L’autorité réceptrice exigera habituellement une traduction certifiée dans sa propre langue officielle.
La situation inverse est tout aussi fréquente. Un Québécois peut détenir un document délivré en anglais, ailleurs au Canada ou à l’étranger, qui doit maintenant satisfaire une autorité francophone, ou doit être déposé au Québec où le français prévaut. Dans les deux sens, le travail est le même : une traduction exacte et certifiée entre le français et l’anglais (ou une autre langue) qu’un organisme officiel acceptera. La réalité bilingue du Québec fait que nous recevons ces demandes constamment, dans les deux sens, ce qui explique pourquoi nous maintenons une capacité dédiée à la traduction certifiée en français et en anglais. Nos services d’interprétation en français et de traduction de documents existent précisément parce que tant de paperasse québécoise franchit une frontière linguistique.
La population profondément multilingue du Québec explique en partie pourquoi cette demande est si constante. Selon la diffusion des données linguistiques du Recensement de 2021 de Statistique Canada, plus d’une personne sur cinq au Canada déclare une langue maternelle autre que le français ou l’anglais, et Montréal en particulier figure parmi les villes les plus diversifiées sur le plan linguistique au pays. À mesure que les gens se déplacent entre le Québec et leur pays d’origine pour le travail, les études, le mariage et les questions familiales, les documents en français doivent être authentifiés et, très souvent, traduits dans une troisième langue. Les mêmes données de recensement soulignent pourquoi la traduction certifiée en français et en anglais n’est pas un service de niche au Québec, mais une nécessité du quotidien.
Qu’est-ce qui rend une traduction « certifiée » pour un document québécois?
Au Canada, ce qui rend une traduction « certifiée », c’est la qualité professionnelle du traducteur, et non un timbre que vous pouvez acheter. Une traduction certifiée est produite par un traducteur qui est membre en règle d’une association provinciale reconnue, et elle porte le sceau et le numéro de membre de ce traducteur. Au Québec, l’ordre professionnel est l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec, et vous pouvez confirmer son rôle et trouver des membres en règle auprès de l’OTTIAQ. Une traduction préparée selon cette norme, par un professionnel agréé, est ce que les autorités réceptrices et les autorités compétentes recherchent lorsqu’une traduction certifiée accompagne un document apostillé.
La certification est transférable d’un bout à l’autre du pays parce que les associations provinciales sont reliées à l’échelle nationale. La plupart appartiennent au Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada, la fédération nationale qui administre l’examen de certification, de sorte qu’un traducteur agréé par l’un des organismes membres et en règle est reconnu partout au Canada. Cela compte pour les documents québécois qui peuvent passer par des bureaux à la fois québécois et fédéraux, ou être déposés dans une autre province avant de partir à l’étranger. Nous expliquons en profondeur les différences entre les titres sur notre page traduction certifiée ou notariée au Canada, qui mérite d’être lue avant de présumer qu’une traduction notariée et une traduction certifiée sont la même chose, car aux fins de l’apostille elles ne le sont souvent pas.
Parce que nous sommes une entreprise agréée par l’ATIO qui travaille aussi selon les normes reconnues par l’ordre professionnel québécois, nos traductions en français et en anglais portent le sceau et le numéro de membre d’un traducteur reconnu. C’est le titre que vérifie un registre étranger, un consulat ou une autorité compétente québécoise. Vous pouvez voir l’éventail complet des paires de langues que nous traitons, y compris le travail en français et en anglais que la plupart des documents québécois exigent, sur notre page langues.
Apostille ou authentification et légalisation
Les mots apostille, authentification et légalisation s’emploient de façon imprécise, et la différence compte parce qu’ils décrivent deux systèmes distincts. Sous le système de l’apostille, un seul certificat d’apostille du pays d’origine suffit; le pays récepteur l’accepte directement. Sous l’ancien système de légalisation, un document passe par une chaîne : il est d’abord authentifié par une autorité du pays de délivrance, puis légalisé par l’ambassade ou le consulat du pays de destination, qui confirme qu’il acceptera l’authentification. L’apostille condense cette chaîne en une seule étape.
Dans le contexte canadien, « authentification » a historiquement signifié qu’Affaires mondiales Canada vérifiait une signature ou un sceau sur un document canadien, après quoi l’ambassade étrangère le légalisait. Depuis l’entrée en vigueur de la Convention apostille pour le Canada le 11 janvier 2024, ce processus en deux volets n’est plus nécessaire lorsque la destination est un autre pays membre : le document québécois obtient plutôt une apostille de l’autorité compétente. L’enseignement pratique tient à une seule question à laquelle vous devriez répondre avant toute autre chose : le pays de destination est-il partie à la Convention apostille? Si oui, vous voulez une apostille, et l’étape de l’ambassade disparaît. Si non, vous êtes encore sur l’ancienne route de l’authentification et de la légalisation consulaire, et vous pourriez aussi avoir besoin d’une traduction certifiée.
Apostille ou légalisation en un coup d’œil
| Question | Apostille (pays parties à la Convention) | Authentification et légalisation (pays non parties à la Convention) |
|---|---|---|
| Combien d’étapes | Une : un seul certificat d’apostille d’une autorité compétente. | Deux ou plus : authentification, puis légalisation à l’ambassade ou au consulat de destination. |
| Qui le délivre pour un document québécois | L’autorité compétente désignée par le Québec (ou Affaires mondiales Canada pour les documents fédéraux). | Affaires mondiales Canada authentifie; l’ambassade ou le consulat étranger légalise. |
| Intervention de l’ambassade | Aucune nécessaire. | Requise, comme dernière étape de légalisation. |
| Traduction certifiée | Souvent exigée par la destination si le document est en français et que le pays utilise une autre langue. | Souvent exigée également, en plus de la chaîne plus longue. |
| Quand elle s’applique | La destination est partie à la Convention apostille. | La destination n’est pas partie à la Convention. |
Où la traduction certifiée s’inscrit dans le processus d’apostille québécois
Une apostille authentifie un document; elle ne le traduit pas. Si votre document québécois est en français et que le pays de destination utilise une autre langue officielle, ce pays exigera habituellement une traduction certifiée en plus de l’apostille. C’est là que se produisent la plupart des confusions, et la plupart des délais évitables, parce que l’ordre des opérations et l’élément qui se fait apostiller varient selon le pays.
Il y a quelques scénarios courants. Dans certains pays, vous apostillez le document original en français, puis vous faites préparer une traduction certifiée que vous soumettez ensemble. Dans d’autres, la traduction certifiée doit elle-même être apostillée, ce qui veut dire que la certification du traducteur ou la traduction notariée est traitée comme le document public qui reçoit l’apostille. Dans d’autres encore, la traduction doit être faite par un traducteur reconnu dans le pays de destination après la délivrance de l’apostille. Parce que l’exigence est fixée par le pays récepteur, la seule approche fiable est de confirmer la règle exacte de ce pays, puis d’ordonner les étapes en conséquence. Nous aidons les clients à établir cette séquence pour qu’ils n’apostillent pas le mauvais élément ou ne traduisent pas à la mauvaise étape.
Il est aussi facile de confondre les exigences d’apostille avec les règles canadiennes de traduction en immigration, mais elles s’adressent à des publics différents. Une apostille vise à rendre un document québécois acceptable à l’étranger. Les règles de traduction en immigration régissent les documents que vous soumettez aux autorités canadiennes. Par exemple, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada exige que tout document qui n’est pas en français ou en anglais soit accompagné d’une traduction certifiée, une norme énoncée dans les directives de traduction du Centre d’aide d’IRCC. Un document québécois en français est déjà dans une langue officielle du Canada, de sorte que pour un dépôt auprès d’IRCC à l’intérieur du Canada il n’a habituellement besoin d’aucune traduction; mais le même document en français destiné à un pays non francophone à l’étranger aura souvent besoin à la fois d’une apostille et d’une traduction certifiée. Nous traitons le cas de l’immigration entrante sur notre page comment faire traduire vos documents pour IRCC.
Étape par étape : authentifier un document québécois pour usage à l’étranger
La façon la plus nette d’éviter de tout refaire est de régler d’abord les exigences de la destination, puis d’avancer dans l’ordre. Considérez ce qui suit comme une séquence de travail plutôt que comme une simple liste de vérification :
- Confirmez le pays de destination. Vérifiez s’il est partie à la Convention apostille. S’il l’est, vous avez besoin d’une apostille; s’il ne l’est pas, vous avez besoin d’une authentification et d’une légalisation consulaire.
- Déterminez la bonne autorité compétente. Établissez si votre document est un document québécois ou un document fédéral, et s’il va à l’autorité compétente désignée par le Québec ou à Affaires mondiales Canada.
- Mettez le document en état d’être apostillé. Certains actes sont apostillés tels que délivrés; les documents privés peuvent d’abord avoir besoin d’une notarisation au Québec pour que l’acte notarié puisse être apostillé.
- Confirmez l’exigence de traduction. Demandez à la destination si une traduction certifiée est requise, dans quelle langue, et si la traduction doit être apostillée ou simplement jointe. Pour les documents québécois en français destinés à un pays non francophone, attendez-vous à ce qu’une traduction soit nécessaire.
- Ordonnez les étapes correctement. Selon la règle du pays, préparez la traduction certifiée avant ou après l’apostille, et apostillez le bon élément.
- Présentez la demande d’apostille à l’autorité compétente (ou, pour les pays non parties à la Convention, complétez l’authentification, puis la légalisation à l’ambassade).
- Soumettez l’ensemble complet à l’établissement récepteur, en conservant des copies de chaque certificat.
Là où nous apportons de la valeur, ce sont les étapes trois à cinq : nous préparons la traduction certifiée en français ou en anglais selon la bonne norme, nous conseillons sur la question de savoir si c’est l’original ou la traduction qui devrait être apostillé en fonction de la règle de la destination, et nous veillons à ce que la traduction soit formatée de sorte que l’autorité compétente l’accepte pour l’apostille là où c’est requis. Nous ne délivrons pas d’apostilles, et nous ne vous dirons jamais que nous le pouvons; cette étape passe toujours par une autorité compétente gouvernementale. Pour commencer, vous pouvez téléverser votre document pour un devis gratuit et nous indiquer le pays de destination.
Apostille pour les documents montréalais
La plupart des demandes d’apostille québécoises que nous voyons proviennent de Montréal, ce qui n’a rien d’étonnant étant donné qu’il s’agit de la plus grande ville de la province et de sa plaque tournante la plus active pour l’immigration, les études internationales et les affaires transfrontalières. Une apostille montréalaise n’est pas une chose distincte d’une apostille québécoise; la ville n’a pas sa propre autorité d’apostille. Un document délivré à Montréal est un document québécois, alors il est aiguillé vers l’autorité compétente désignée par le Québec, tout comme un document de la ville de Québec, de Laval, de Gatineau ou de n’importe où ailleurs dans la province. Ce qui distingue Montréal, c’est le volume et le mélange linguistique : les documents de la ville arrivent en français, en anglais et reflètent des dizaines de langues communautaires, et les destinations sont mondiales.
Pour les Montréalais, l’étape de la traduction certifiée est généralement la partie autour de laquelle il vaut la peine de planifier, parce qu’un acte d’état civil en français ou un relevé de notes universitaire en français a presque toujours besoin d’être traduit avant qu’une autorité étrangère ne l’accepte. Nous fournissons la traduction certifiée vers et depuis le français et l’anglais aux clients montréalais et pouvons conseiller sur la séquence pour le pays précis avec lequel vous traitez. Vous pouvez en apprendre davantage sur notre service local sur notre page services de traduction certifiée à Montréal, et voir chaque région que nous desservons dans notre répertoire des emplacements.
À quel point est-ce courant? Pourquoi les Québécois ont besoin de documents authentifiés et traduits
Le besoin de traduction certifiée autour des documents authentifiés n’est pas une préoccupation de niche au Québec; il est même plus aigu qu’ailleurs au Canada en raison du facteur linguistique. Le Québec est une société très mobile, profondément multilingue et fortement liée à l’international, surtout à l’Europe, à l’Afrique du Nord, à l’Amérique latine et au reste de la Francophonie, ce qui explique précisément pourquoi tant de documents québécois voyagent à l’international. À mesure que les Québécois se déplacent entre la province et leur pays d’origine ou de destination pour le travail, les études, le mariage et les questions familiales, la paperasse en français doit être authentifiée et, très souvent, traduite dans une troisième langue avant qu’une autorité étrangère ne l’accepte.
Cette même mobilité transfrontalière explique pourquoi le droit à un accès linguistique clair est inscrit plus largement dans le droit canadien. L’article 14 de la Charte canadienne des droits et libertés garantit l’assistance d’un interprète dans les procédures judiciaires à quiconque ne comprend pas la langue, ce qui souligne avec quel sérieux le système traite le transfert linguistique exact. Le même principe, une exactitude sur laquelle vous pouvez compter, est ce qu’une traduction certifiée offre pour un document québécois qui doit inspirer confiance à une autorité d’un autre pays. Que le document soit un certificat de naissance en français destiné à l’Amérique du Sud ou un contrat en anglais déposé au Québec, la norme est la même.
Erreurs courantes qui retardent une apostille québécoise
La plupart des contretemps liés à l’apostille découlent d’une poignée d’erreurs évitables. Les connaître à l’avance fait gagner des semaines.
- Présumer qu’une entreprise peut délivrer l’apostille. Seule une autorité compétente gouvernementale le peut. Tout service qui prétend délivrer lui-même l’apostille décrit mal ce qu’il fait; les fournisseurs légitimes facilitent le processus et préparent les traductions.
- Envoyer le document au mauvais bureau. Aiguiller un document québécois vers l’autorité fédérale, ou un document fédéral vers le Québec, est une cause fréquente de retours. Confirmez d’abord la compétence.
- Oublier l’étape de la traduction du français. Un document québécois en français est valide tel que délivré, mais une destination non francophone exigera habituellement une traduction certifiée. Le découvrir tard peut retarder une demande de plusieurs semaines.
- Apostiller le mauvais élément. Certains pays veulent l’original apostillé, d’autres la traduction certifiée. Inverser les deux signifie tout recommencer.
- Traduire à la mauvaise étape. Si la destination exige que la traduction soit apostillée, traduire après l’apostille peut forcer une reprise.
- Utiliser une traduction non certifiée. Une traduction sans le sceau d’un traducteur reconnu peut ne pas être acceptée par l’autorité réceptrice ou, là où c’est requis, ne pas être admissible à l’apostille.
- Rechercher une apostille pour un pays non partie à la Convention. Si la destination n’a pas adhéré à la Convention, une apostille ne servira à rien et vous avez plutôt besoin d’une authentification et d’une légalisation.
- Laisser la récence expirer. Les vérifications de casier judiciaire et certains documents d’état civil ont des fenêtres de validité à destination, de sorte qu’obtenir l’apostille et la traduction trop tôt peut faire qu’ils expirent avant l’usage.
Comment PIC aide pour l’apostille et l’authentification au Québec
Pour être précis quant à notre rôle : nous ne délivrons pas d’apostilles, parce qu’aucune entreprise privée ne le peut. Ce que nous faisons, c’est préparer la traduction certifiée en français et en anglais qui doit si souvent accompagner un document québécois apostillé, et vous guider dans le processus d’authentification ou d’apostille pour que les étapes se déroulent dans le bon ordre et que votre document aille au bon bureau. En tant qu’entreprise agréée par l’ATIO qui travaille selon les normes reconnues par l’ordre professionnel québécois, nos traductions portent le sceau et le numéro de membre d’un traducteur reconnu, ce que recherchent les autorités réceptrices et les autorités compétentes. Nous servons des clients partout au Québec et dans le reste du pays, et vous pouvez trouver votre région dans notre répertoire des emplacements, y compris une page dédiée aux services de traduction certifiée à Montréal. Indiquez-nous le pays de destination et le document, et nous vous aiderons à établir la séquence et à préparer une traduction qui sera acceptée. Le délai habituel pour une traduction certifiée est de 24 à 48 heures pour les documents standards.
Foire aux questions
Qui délivre les apostilles pour les documents québécois?
Les apostilles pour les documents québécois sont délivrées par l’autorité compétente désignée par le Québec, l’une des cinq provinces dotées de leur propre autorité d’apostille depuis l’entrée en vigueur de la Convention pour le Canada le 11 janvier 2024. Les documents fédéraux, et les documents des provinces qui n’ont pas leur propre autorité, vont plutôt à Affaires mondiales Canada. Une entreprise de traduction, un notaire ou un cabinet d’avocats ne peut pas délivrer d’apostille. Confirmez le bureau québécois actuel et ses exigences par les voies gouvernementales officielles avant de soumettre votre demande.
Le Canada délivre-t-il des apostilles maintenant, et cela comprend-il le Québec?
Oui. Le Canada a adhéré à la Convention apostille de La Haye et celle-ci est entrée en vigueur pour le Canada le 11 janvier 2024. Le Québec est l’une des provinces qui délivrent des apostilles directement pour leurs propres documents par l’entremise d’une autorité compétente désignée. Depuis cette date, les documents publics québécois destinés à d’autres pays membres peuvent être apostillés au lieu de passer par l’ancien processus d’authentification et de légalisation consulaire. Pour les pays qui ne sont pas parties à la Convention, l’ancien processus s’applique toujours.
Mon certificat de naissance québécois est en français. Dois-je le faire traduire pour usage à l’étranger?
Habituellement, oui, si le pays de destination n’utilise pas le français. Une apostille authentifie votre document en français, mais ne le traduit pas, de sorte qu’un registre ou une autorité qui travaille dans une autre langue exigera généralement une traduction certifiée en plus de l’apostille. Nous préparons des traductions certifiées en français et en anglais selon la norme attendue par ces autorités, et nous pouvons conseiller sur la question de savoir si c’est l’original ou la traduction qui devrait être apostillé en fonction de la règle de votre pays de destination.
Professional Interpreting Canada délivre-t-elle des apostilles?
Non. Nous ne délivrons pas d’apostilles, et aucune entreprise privée ne le peut, parce que cette autorité appartient uniquement aux autorités compétentes gouvernementales comme celle désignée par le Québec ou Affaires mondiales Canada. Notre rôle est de préparer la traduction certifiée qui doit fréquemment accompagner un document québécois apostillé et de vous guider dans le processus d’apostille ou d’authentification pour que chaque étape soit faite correctement et dans le bon ordre.
Une apostille montréalaise est-elle différente d’une apostille québécoise?
Non. Montréal n’a pas sa propre autorité d’apostille. Un document délivré à Montréal est un document québécois, alors il est apostillé par l’autorité compétente désignée par le Québec, tout comme un document de la ville de Québec ou de n’importe où ailleurs dans la province. Ce qui tend à distinguer Montréal, c’est le volume et le mélange linguistique, ce qui explique pourquoi l’étape de la traduction certifiée est généralement la partie que les Montréalais doivent le plus planifier.
Quelle est la différence entre une apostille et l’authentification ou la légalisation?
Une apostille est un seul certificat accepté directement par les autres pays parties à la Convention. L’authentification et la légalisation est l’ancienne route, plus longue, utilisée pour les pays non parties à la Convention : le document est authentifié au Canada, puis légalisé à l’ambassade ou au consulat du pays de destination. L’apostille remplace cette chaîne en deux étapes par une seule étape pour les pays qui appartiennent à la Convention. Dans les deux cas, un document québécois en français peut encore avoir besoin d’une traduction certifiée.
Quels documents québécois peuvent être apostillés?
Les documents publics, de façon générale. Les exemples québécois courants comprennent les certificats de naissance, de mariage et de décès du Directeur de l’état civil, les relevés de notes et diplômes d’universités et de collèges, les documents des tribunaux, ainsi que les documents d’entreprise comme les statuts constitutifs et les procurations. Certains documents privés doivent d’abord être notariés au Québec pour que l’acte notarié puisse être apostillé. Les règles de l’autorité compétente déterminent exactement ce qu’elle apostillera.
Comment obtenir la traduction certifiée pour mon document québécois apostillé?
Faites appel à un traducteur qui est membre en règle d’une association professionnelle reconnue, comme l’ordre québécois, pour que la traduction porte un sceau et un numéro de membre. En tant qu’entreprise agréée par l’ATIO qui travaille selon les normes reconnues par l’ordre professionnel québécois, nous préparons des traductions certifiées en français et en anglais selon cette norme et conseillons sur la question de savoir si c’est l’original ou la traduction qui devrait être apostillé en fonction de votre destination. Téléversez votre document pour un devis gratuit avec votre pays de destination, et nous confirmerons les étapes et l’échéancier.
Faites traduire votre document québécois et préparez-le pour l’apostille
Une apostille provient d’une autorité compétente gouvernementale, mais la traduction certifiée qui accompagne un document québécois en français doit être juste, et les étapes doivent se dérouler dans le bon ordre. Nous sommes une entreprise de traduction et d’interprétation agréée par l’ATIO qui dessert Montréal et tout le Canada dans plus de 500 langues, qui travaille selon les normes reconnues par l’ordre professionnel québécois, et qui prépare les traductions certifiées en français et en anglais dont les documents québécois apostillés ont besoin, avec des conseils clairs sur l’aiguillage et la séquence pour votre pays de destination. Indiquez-nous le pays et le document, puis téléversez-le pour votre devis gratuit ci-dessous ou appelez le (437) 601-8999. Les traductions certifiées standards sont généralement retournées en 24 à 48 heures.
