Certificat de célibat au Canada : se marier à l’étranger

Il n’existe pas de « certificat de célibat » unique et national délivré par le gouvernement du Canada. Contrairement à de nombreux pays, le Canada ne produit pas de certificat de non-empêchement au mariage. À la place, un Canadien qui doit prouver qu’il est libre de se marier à l’étranger prête habituellement une déclaration solennelle de célibat (un affidavit de célibat) devant un notaire ou un commissaire à l’assermentation, et peut aussi demander une déclaration tenant lieu de certificat de non-empêchement au mariage à l’étranger auprès d’Affaires mondiales Canada. Pour une utilisation à l’étranger, ce document doit ensuite généralement être notarié, apostillé ou authentifié, et traduit dans la langue du pays où le mariage sera célébré.

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Certificat de célibat au Canada : prouver que vous êtes libre de vous marier à l’étranger

Si vous êtes un Canadien qui prévoit se marier dans un autre pays, on vous a presque certainement remis une consigne déroutante d’un bureau de l’état civil étranger : apportez un « certificat de célibat », un « certificat de non-empêchement » ou un « certificat de célibat » prouvant que vous êtes légalement libre de vous marier. Puis vous cherchez ce document au Canada et découvrez qu’il n’existe pas sous la forme que l’autre pays attend. C’est l’une des sources de stress prénuptial les plus courantes pour les couples canadiens, et la confusion est tout à fait compréhensible, car le document que les autorités étrangères réclament est délivré par leurs propres gouvernements, mais pas par le nôtre. Nous sommes une entreprise de traduction et d’interprétation agréée par l’ATIO en Ontario, et nous préparons les traductions certifiées qui accompagnent ces documents pour les couples qui se marient à l’étranger. Ce guide explique, avec exactitude et sans approximation, ce que le Canada délivre et ne délivre pas réellement, comment les Canadiens prouvent véritablement leur état de célibataire, et les étapes de notarisation, d’authentification, d’apostille et de traduction qui rendent votre preuve utilisable dans un autre pays.

Points clés à retenir

  • Le Canada ne délivre pas de « certificat de célibat » ni de « certificat de non-empêchement au mariage » national. Il n’existe pas de registre fédéral central des mariages, car l’état civil est tenu par chaque province et territoire, et non par Ottawa.
  • La façon la plus courante pour les Canadiens de prouver leur état de célibataire en vue d’un mariage à l’étranger est une déclaration solennelle sous serment (un affidavit de célibat) signée devant un notaire ou un commissaire à l’assermentation.
  • Affaires mondiales Canada peut fournir une déclaration tenant lieu de certificat de non-empêchement au mariage à l’étranger, un document qui confirme que le Canada ne délivre pas de certificat de non-empêchement. Il n’atteste pas votre état matrimonial personnel.
  • Une lettre de recherche de mariage provinciale ou territoriale, délivrée par l’état civil, peut indiquer si un mariage est enregistré à votre nom dans cette province, et certaines autorités étrangères l’acceptent comme preuve à l’appui.
  • Pour une utilisation à l’étranger, votre déclaration ou votre document à l’appui doit habituellement être notarié, puis apostillé (pour les pays parties à la Convention Apostille de La Haye) ou authentifié et légalisé (pour les pays qui ne le sont pas), et traduit dans la langue du pays de destination.
  • Confirmez toujours les exigences exactes auprès de l’autorité étrangère et, le cas échéant, de la mission canadienne locale, avant de payer quoi que ce soit. Obtenez une traduction certifiée de vos documents en 24 à 48 heures en demandant une soumission gratuite.

Qu’est-ce qu’un certificat de célibat, et pourquoi est-il important à l’étranger?

Un certificat de célibat, aussi appelé certificat de non-empêchement, certificat de non-empêchement au mariage, certificat de liberté de se marier ou, dans certaines traditions, certificat de célibat, est un document officiel attestant qu’une personne n’est pas actuellement mariée et qu’elle est légalement libre de contracter mariage. De nombreux pays délivrent un tel certificat directement à partir d’un registre civil national. Lorsqu’un couple se marie dans ces pays, chaque partenaire demande simplement son propre certificat à son gouvernement et le présente à l’autorité chargée du mariage.

Ce document est important à l’étranger parce que les autorités matrimoniales étrangères veulent avoir l’assurance que la personne qui se tient devant elles n’est pas déjà mariée ailleurs. Un mariage célébré alors que l’une des parties était déjà légalement mariée serait nul, voire criminel; les bureaux de l’état civil, les églises et les tribunaux à l’étranger traitent donc la preuve de l’état de célibataire comme une condition préalable. Ils refusent fréquemment de fixer ou de célébrer un mariage tant que chaque ressortissant étranger n’a pas produit une preuve acceptable qu’il est libre de se marier. Pour un Canadien, l’ennui commence parce que la preuve décrite par ces autorités présuppose un registre national centralisé que le Canada n’a tout simplement pas.

Le Canada délivre-t-il un certificat de non-empêchement au mariage?

Non. C’est le fait le plus important de cette page, et il surprend presque tous ceux qui en ont besoin. Le gouvernement du Canada ne délivre pas de certificat de non-empêchement au mariage, de certificat de non-empêchement ni de certificat de célibat national. Aucun ministère fédéral ne tient un registre indiquant qui est marié et qui ne l’est pas dans l’ensemble du pays; aucune autorité canadienne n’est donc en mesure d’attester, de sa propre connaissance, que vous êtes non marié à l’échelle nationale. Lorsqu’un fonctionnaire étranger vous dit de « simplement obtenir votre certificat de non-empêchement de votre gouvernement », il n’existe aucun bureau canadien qui puisse vous remettre exactement cela. Ce que le Canada offre à la place, c’est un ensemble de documents de substitution, décrits ci-dessous, qui remplissent ensemble la même fonction pratique.

Pourquoi le Canada n’a-t-il pas de certificat de célibat national?

La raison est d’ordre constitutionnel et administratif plutôt qu’accidentel. Au Canada, l’enregistrement des naissances, des mariages, des décès et des autres événements d’état civil relève de chaque province et territoire, par l’entremise de son propre bureau de l’état civil, et non du gouvernement fédéral. Il existe donc treize registres distincts à travers le pays, un pour chaque province et territoire, et aucune base de données nationale combinée de l’état matrimonial. Comme les actes de mariage se trouvent au niveau provincial et territorial, le gouvernement fédéral ne peut pas attester de façon véridique qu’une personne donnée n’a aucun mariage enregistré où que ce soit au Canada. Un bureau provincial de l’état civil ne peut consulter que ses propres dossiers, et Ottawa ne détient pas de liste maîtresse. Ce fait structurel, l’enregistrement décentralisé de l’état civil, est précisément la raison pour laquelle le Canada délivre une déclaration expliquant l’absence d’un certificat plutôt que le certificat lui-même.

Le mariage est aussi une part importante et constante de la vie canadienne, ce qui explique en partie pourquoi tant de ces demandes surviennent. Selon le Programme du recensement de Statistique Canada, les couples mariés et en union libre représentent la grande majorité des familles canadiennes, et une proportion notable de Canadiens épousent des partenaires qui vivent dans d’autres pays ou qui en sont originaires, ce qui est exactement la situation qui crée le besoin de prouver son état de célibataire à l’étranger. Le vide administratif n’indique pas que le mariage est rare au Canada; il reflète simplement la façon dont l’enregistrement de l’état civil est réparti entre les provinces et les territoires.

Comment les Canadiens prouvent-ils leur état de célibataire pour se marier à l’étranger?

Comme il n’existe pas de certificat national, les Canadiens s’appuient sur un petit ensemble de documents, utilisés seuls ou combinés selon ce que l’autorité étrangère accepte. Les trois piliers sont une déclaration solennelle de célibat sous serment, une déclaration tenant lieu de certificat de non-empêchement au mariage délivrée par Affaires mondiales Canada, et une lettre de recherche de mariage provinciale ou territoriale. Comprendre ce que chacun d’eux affirme réellement, et ce qu’il n’affirme pas, est la clé pour constituer une preuve qui sera acceptée à l’étranger.

Option 1 : une déclaration solennelle sous serment (affidavit de célibat)

C’est la solution la plus répandue. Une déclaration solennelle de célibat, parfois appelée affidavit de célibat ou déclaration de célibat, est une attestation écrite dans laquelle vous déclarez ou affirmez, sous serment, que vous n’êtes pas actuellement marié et que vous êtes légalement libre de vous marier. Vous la signez devant un notaire ou un commissaire à l’assermentation, qui fait prêter le serment et appose sa propre signature, son sceau et la date. La déclaration énonce habituellement votre nom légal complet, votre date et lieu de naissance, votre état matrimonial actuel, votre adresse au Canada, ainsi qu’une affirmation claire qu’il n’existe aucun empêchement légal à votre mariage. Si vous avez déjà été marié, elle indiquera généralement comment ce mariage a pris fin, par exemple par un divorce ou par le décès d’un ancien conjoint, et on pourra vous demander d’y joindre le certificat à l’appui.

La force d’une déclaration solennelle est qu’elle émane directement de vous et énonce clairement votre situation personnelle, ce qui se rapproche davantage de ce que l’autorité étrangère veut réellement savoir qu’une note gouvernementale générique. La limite est que sa valeur dépend entièrement de votre honnêteté sous serment plutôt que d’une recherche dans un registre; certains pays demanderont donc qu’elle soit combinée à d’autres preuves. Comme la déclaration est faite sous serment, il importe d’en bien formuler le libellé, et le document doit ensuite être authentifié en vue d’une utilisation internationale. Nous expliquons les distinctions connexes entre travail assermenté, certifié et notarié sur notre page consacrée à la traduction certifiée par rapport à la traduction notariée au Canada, un complément utile lorsque vous traitez avec des notaires et des commissaires.

Option 2 : une déclaration tenant lieu de certificat de non-empêchement d’Affaires mondiales Canada

Affaires mondiales Canada, par l’entremise de sa Section des services d’authentification ou d’une ambassade, d’un haut-commissariat ou d’un consulat du Canada à l’étranger, peut fournir une déclaration tenant lieu de certificat de non-empêchement au mariage à l’étranger. Il s’agit de la reconnaissance officielle du Canada, sous forme de document, du fait que le pays ne délivre pas de certificat de non-empêchement. Elle existe précisément pour qu’un Canadien puisse remettre à une autorité étrangère un document sur papier officiel expliquant ce vide, plutôt que d’arriver les mains vides.

Il est essentiel de comprendre ce que cette déclaration fait et ne fait pas. La déclaration tenant lieu de certificat confirme que le Canada ne délivre pas de certificat de non-empêchement au mariage. Ce n’est pas un certificat personnalisé de votre état matrimonial, et elle ne contient généralement pas de renseignements personnels attestant que vous, en particulier, êtes célibataire. En pratique, elle est souvent jumelée à votre propre déclaration solennelle sous serment : la déclaration fournit votre attestation personnelle de célibat, et la déclaration tenant lieu de certificat explique pourquoi aucun certificat du gouvernement canadien ne l’accompagne. La demander suppose normalement une demande d’authentification et des pièces d’identité à l’appui, et vous pouvez vous renseigner sur les services fédéraux relatifs aux documents par l’entremise du service d’authentification des documents d’Affaires mondiales Canada. Avant de la demander, il est prudent d’indiquer à l’autorité étrangère que le Canada ne délivre pas de certificat de non-empêchement et de lui demander quels documents de substitution elle acceptera, car les exigences varient grandement d’un pays à l’autre.

Option 3 : une lettre de recherche de mariage provinciale ou territoriale

Chaque province et territoire conserve ses propres actes de mariage par l’entremise de son bureau de l’état civil, et la plupart peuvent délivrer une recherche de mariage, parfois appelée attestation d’absence de mariage ou déclaration d’absence de dossier, indiquant si un mariage est enregistré dans cette administration pour la personne nommée. Comme la recherche ne porte que sur cette seule province ou ce seul territoire, elle ne constitue pas une garantie à l’échelle nationale, mais c’est une preuve documentaire provenant d’un registre officiel plutôt qu’une autodéclaration, et certaines autorités étrangères l’acceptent comme preuve à l’appui aux côtés d’une déclaration solennelle. Si vous avez vécu dans plus d’une province, un pays de destination pourrait, en principe, vouloir une recherche pour chaque endroit où vous avez résidé. Confirmez toujours auprès de l’autorité étrangère si une recherche provinciale est acceptable et, le cas échéant, pour quelle province, avant d’en commander une.

DocumentQui le délivreCe qu’il affirme réellementUtilisation optimale
Déclaration solennelle de célibat (affidavit)Vous, sous serment devant un notaire ou un commissaire à l’assermentationVotre déclaration personnelle sous serment que vous êtes non marié et libre de vous marierLa preuve centrale dans la plupart des cas; votre attestation directe d’état matrimonial
Déclaration tenant lieu de certificat de non-empêchementAffaires mondiales Canada ou une mission canadienne à l’étrangerQue le Canada ne délivre pas de certificat de non-empêchement; pas votre état personnelExpliquer à une autorité étrangère pourquoi aucun certificat canadien n’existe
Lettre de recherche de mariageBureau provincial ou territorial de l’état civilSi un mariage est enregistré dans cette seule province ou ce seul territoirePreuve à l’appui fondée sur un registre, accompagnant une déclaration

En somme, la déclaration solennelle porte votre attestation personnelle, la déclaration tenant lieu de certificat rend compte du certificat national manquant, et la recherche provinciale ajoute une preuve tirée d’un registre. La combinaison dont vous avez besoin est dictée par le pays où vous vous mariez, et non par le Canada; l’autorité de destination est donc toujours le premier endroit où s’informer.

Où obtenir un certificat de célibat (ou son équivalent canadien)

Puisque le certificat littéral n’existe pas ici, « où obtenir un certificat de célibat au Canada » signifie en réalité où obtenir chacun des documents de substitution. Savoir quel bureau s’occupe de quelle pièce vous évite de vous adresser au mauvais ministère.

  • Pour la déclaration solennelle : tout notaire ou commissaire à l’assermentation de votre province ou territoire peut faire prêter le serment et être témoin de votre signature. Les avocats sont souvent commissaires à l’assermentation, et de nombreux notaires offrent ce service directement. La déclaration elle-même est rédigée pour attester votre état de célibataire et votre liberté de vous marier.
  • Pour la déclaration tenant lieu de certificat de non-empêchement : Affaires mondiales Canada par l’entremise de sa Section des services d’authentification, ou, selon le pays, l’ambassade, le haut-commissariat ou le consulat du Canada responsable de la région où vous vous marierez.
  • Pour une lettre de recherche de mariage : l’organisme de l’état civil de la province ou du territoire précis où vous avez vécu. Chaque bureau a son propre processus de demande et ses propres frais.

Un mot de prudence au sujet des délais et des frais. Nous ne donnons délibérément pas de prix ni de délais de traitement pour les services gouvernementaux sur cette page, parce qu’ils sont fixés par chaque bureau, changent sans préavis et diffèrent selon la province et selon le pays auquel vous avez affaire. La bonne démarche consiste à vérifier directement auprès du bureau émetteur ses frais et son délai en vigueur avant d’organiser votre voyage ou votre calendrier de mariage en fonction de ceux-ci. Ce que nous pouvons chiffrer, c’est notre propre travail : la traduction certifiée de ces documents, avec un délai habituel de 24 à 48 heures une fois que nous avons vos fichiers.

Notarisation, authentification, apostille : rendre votre preuve utilisable à l’étranger

Produire le bon document n’est que la moitié du travail. Une déclaration solennelle signée à Toronto ne signifie rien pour un préposé à l’état civil à Rome ou à Manille tant que son origine ne peut pas être vérifiée au moyen d’une chaîne que les fonctionnaires étrangers reconnaissent. Cette chaîne de vérification comporte trois couches possibles, et celles dont vous avez besoin dépendent du fait que votre pays de destination appartienne ou non à la Convention Apostille de La Haye.

Étape un : la notarisation

Votre déclaration solennelle de célibat doit être faite sous serment ou affirmée devant un notaire ou un commissaire à l’assermentation, et signée par celui-ci. C’est l’étape fondamentale. Le notaire ou le commissaire confirme votre identité, fait prêter le serment et appose sa signature et son sceau. Sans cela, aucune des étapes d’authentification ultérieures ne peut se rattacher à votre document, car l’apostille ou l’authentification certifie la signature du fonctionnaire qui a notarié le document, et non le contenu de votre déclaration.

Étape deux : l’apostille ou l’authentification

Le Canada a adhéré à la Convention de La Haye supprimant l’exigence de la légalisation des actes publics étrangers, communément appelée Convention Apostille, et celle-ci est entrée en vigueur pour le Canada le 11 janvier 2024. Pour un document destiné à un autre pays partie à la Convention, l’ancienne chaîne d’authentification et de légalisation en plusieurs étapes est remplacée par un seul certificat appelé apostille. Une apostille n’est délivrée que par une autorité compétente désignée, et non par une entreprise de traduction ou un notaire. Au Canada, ces autorités compétentes sont Affaires mondiales Canada à l’échelle fédérale, qui traite également les documents des provinces et territoires dépourvus de leur propre autorité, de même que les autorités provinciales de l’Ontario, du Québec, de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan. Vous pouvez vérifier le fonctionnement du système d’apostille par l’entremise de la Section Apostille de la Conférence de La Haye et du service d’authentification et d’apostille d’Affaires mondiales Canada.

Si votre pays de destination n’est pas partie à la Convention Apostille, l’ancienne voie s’applique toujours : le document est d’abord authentifié par l’autorité canadienne appropriée, puis légalisé par l’ambassade ou le consulat du pays de destination au Canada. L’effet pratique est le même, à savoir que le gouvernement étranger acceptera le document, mais le processus comporte plus d’étapes et prend habituellement plus de temps. Notre guide consacré à l’apostille au Canada détaille tant la voie de la Convention que celle hors Convention, ce qui vaut la peine d’être lu avant de choisir comment traiter vos documents de célibat.

Pour être tout à fait clair au sujet des rôles, parce que c’est un point qui fait trébucher les gens : une entreprise de traduction ne délivre pas d’apostilles et ne peut pas authentifier un document au nom du gouvernement. Ce que nous faisons, c’est préparer la traduction certifiée qui doit fréquemment accompagner votre déclaration ou votre certificat, et vous aider à comprendre et à ordonner les étapes de notarisation, d’authentification et d’apostille pour que votre dossier arrive complet. L’apostille ou l’authentification elle-même provient toujours d’une autorité compétente désignée.

Étape trois : la traduction certifiée dans la langue de destination

Si vous vous mariez dans un pays dont la langue officielle n’est ni l’anglais ni le français, l’autorité étrangère exigera presque toujours que votre déclaration de célibat, votre déclaration tenant lieu de certificat, toute lettre de recherche de mariage, et souvent l’apostille elle-même soient traduites dans la langue locale par un traducteur qualifié. L’ordre des opérations compte. Dans la plupart des cas, le document devrait d’abord être notarié et apostillé ou authentifié, puis traduit, afin que la traduction reproduise l’apostille et tous les sceaux ainsi que le corps du texte. Certaines autorités veulent que la traduction elle-même soit certifiée, et plusieurs pays s’attendent au sceau d’un traducteur assermenté ou agréé. C’est ici qu’une traduction certifiée par l’ATIO vous donne confiance, car la certification professionnelle et le sceau du traducteur sont exactement ce que recherchent les registres étrangers. Vous pouvez voir l’étendue des langues que nous traitons sur notre page des langues, et les types de documents que nous préparons régulièrement sur notre page de traduction de documents.

Un document étroitement lié mérite d’être signalé ici : si vous avez déjà été marié, l’autorité étrangère voudra habituellement votre certificat de divorce antérieur ou le certificat de décès de votre ancien conjoint, traduit, pour confirmer que le mariage antérieur a véritablement pris fin. Nous traitons cette exigence connexe, et le sujet plus large de la traduction des documents d’état civil en vue d’un mariage, sur notre page de traduction de certificat de mariage au Canada, qui s’apparie naturellement avec la preuve de célibat.

Qui peut notarier ou être témoin d’une déclaration de célibat au Canada?

Pour qu’une déclaration solennelle soit valide, le serment doit être administré par une personne légalement autorisée à le faire. Au Canada, cela signifie généralement un notaire, un commissaire à l’assermentation ou un commissaire aux affidavits. Les avocats sont habituellement commissaires à l’assermentation du fait de leur profession, et bon nombre peuvent aussi agir à titre de notaires. Le fonctionnaire autorisé ne se porte pas garant de la véracité de votre déclaration; son rôle est de confirmer votre identité, de faire prêter le serment ou l’affirmation et d’attester que vous avez signé la déclaration devant lui. Vous devriez apporter une pièce d’identité avec photo délivrée par le gouvernement, et vous ne devriez jamais signer la déclaration à l’avance, car tout l’intérêt est que la signature se fasse devant le fonctionnaire.

Si un Canadien vit déjà dans le pays de destination, l’ambassade, le haut-commissariat ou le consulat du Canada local pourra peut-être fournir des services notariaux ou la déclaration tenant lieu de certificat. La disponibilité des services notariaux consulaires varie selon la mission et selon le pays; confirmez donc auprès du bureau canadien précis qui dessert cette région avant de vous y fier. Le même principe d’indépendance qui régit la traduction s’applique ici : le fonctionnaire qui administre le serment doit être une partie autorisée et indépendante, et non le demandeur lui-même.

La réalité pays par pays : pourquoi les exigences diffèrent autant

La partie la plus frustrante de la preuve de l’état de célibataire est qu’il n’existe pas de liste de contrôle universelle, car chaque pays de destination fixe ses propres règles. Un pays acceptera une déclaration solennelle notariée à elle seule. Un autre exigera cette déclaration plus une déclaration tenant lieu de certificat plus une apostille plus une traduction certifiée. Un troisième pourra insister en plus sur une recherche de mariage provinciale. Certains exigent que l’apostille ou l’authentification ne date pas de plus d’un certain nombre de mois; le moment de la préparation de vos documents par rapport à la date du mariage devient donc une partie de la planification. Comme la variation est réelle et évolue dans le temps, cette page n’énumère pas les exigences propres à chaque pays, qui pourraient rapidement devenir inexactes. La démarche fiable est toujours la même.

  1. Demandez à l’autorité matrimoniale du pays de destination, par écrit si possible, exactement quels documents elle exige d’un Canadien et sous quelle forme.
  2. Dites-lui clairement que le Canada ne délivre pas de certificat de non-empêchement, et demandez quel substitut elle acceptera : la déclaration solennelle, la déclaration tenant lieu de certificat, une recherche provinciale ou une combinaison.
  3. Confirmez si elle exige une apostille ou une authentification et une légalisation complètes, et s’il existe une limite d’âge pour ce certificat.
  4. Confirmez si une traduction certifiée est requise, dans quelle langue, et si la traduction elle-même doit être certifiée ou assermentée.
  5. Ce n’est qu’ensuite que vous devez obtenir, notarier, authentifier ou apostiller, et traduire les documents, dans cet ordre, pour que rien n’ait à être refait.

Suivre cette séquence évite l’erreur la plus coûteuse que nous voyons, soit traduire ou apostiller un document avant d’avoir confirmé qu’il s’agit de celui que l’autorité étrangère veut réellement. Le pays de destination fait autorité sur ses propres exigences matrimoniales; le Canada se contente de fournir les éléments de base.

Comment la traduction s’intègre, et pourquoi la certification compte

Lorsque vos documents doivent franchir une barrière linguistique, la qualité et la crédibilité de la traduction ne sont pas des détails cosmétiques; elles déterminent si un registre étranger acceptera votre dossier. Une déclaration de célibat traduite de façon approximative, ou par une personne sans titres reconnus, peut être rejetée, vous renvoyant à la case départ au moment précis où vous pouvez le moins vous permettre un retard. Les autorités étrangères ont tendance à faire confiance aux traductions qui portent la certification et le sceau d’un traducteur professionnel, car ce sceau signale une responsabilité et une appartenance vérifiable.

Au Canada, le mot « certifié » a un sens précis dans le contexte de la traduction. La certification professionnelle des traducteurs relève des provinces. La plupart des associations provinciales font partie du Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada, la fédération nationale qui administre l’examen de certification normalisé, dont vous pouvez vous informer par l’entremise du Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada. En Ontario, l’organisme est l’Association des traducteurs et interprètes de l’Ontario, et la désignation « traducteur agréé » est un titre réservé détenu par ses membres agréés, comme le décrit l’Association des traducteurs et interprètes de l’Ontario. Une traduction portant le sceau d’un traducteur agréé de l’ATIO indique le numéro de membre que les institutions et les registres recherchent, ce qui correspond précisément au genre de certification vérifiable qui facilite l’acceptation à l’étranger.

Cette même norme de certification est ce que les autorités canadiennes attendent dans le sens inverse aussi. Par exemple, lorsque des documents en langue étrangère sont soumis à l’immigration canadienne, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada exige que les traductions soient faites par un traducteur agréé ou accompagnées d’un affidavit sous serment, les traductions provenant du demandeur ou des membres de sa famille n’étant pas acceptées. Le principe est constant des deux côtés d’une frontière : la traduction d’un document juridique personnel devrait provenir d’un professionnel indépendant et agréé, et non de la partie intéressée. Nous décortiquons le volet immigration de cette règle dans notre guide complémentaire sur la traduction certifiée par rapport à la traduction notariée, un contexte utile même lorsque votre besoin immédiat est un mariage à l’étranger plutôt qu’un dossier d’immigration.

Une liste de contrôle pratique pour prouver votre état de célibataire à l’étranger

En résumé, voici une séquence de travail pour un Canadien qui doit prouver qu’il est libre de se marier dans un autre pays. Traitez-la comme un ordre des opérations, car faire les étapes dans le désordre est ce qui oblige à refaire des documents.

  1. Communiquez avec l’autorité matrimoniale à l’étranger et obtenez sa liste exacte de documents, par écrit dans la mesure du possible, y compris les exigences de langue et d’authentification.
  2. Confirmez auprès d’elle que le Canada ne délivre pas de certificat de non-empêchement, et apprenez quels substituts elle accepte.
  3. Préparez et faites sous serment votre déclaration solennelle de célibat devant un notaire ou un commissaire à l’assermentation, en apportant une pièce d’identité avec photo valide et en ne signant que devant le fonctionnaire.
  4. Au besoin, demandez la déclaration tenant lieu de certificat de non-empêchement à Affaires mondiales Canada ou à la mission canadienne concernée, et demandez toute lettre de recherche de mariage provinciale.
  5. Faites apostiller les documents par l’autorité compétente appropriée pour un pays de la Convention, ou faites-les authentifier puis légaliser pour un pays hors Convention.
  6. Obtenez une traduction certifiée des documents, y compris l’apostille et les sceaux, dans la langue du pays de destination, idéalement auprès d’un traducteur agréé dont le sceau sera reconnu.
  7. Vérifiez bien toute règle de durée maximale sur l’apostille ou l’authentification pour que vos documents soient encore valides à la date de votre mariage.

Si gérer la traduction et l’ordonnancement vous semble intimidant en plus de l’organisation d’un mariage, c’est justement la partie dont nous nous occupons. En tant qu’entreprise de traduction agréée par l’ATIO desservant Toronto, Hamilton et tout le Canada dans plus de 200 langues, nous préparons des traductions certifiées de déclarations de célibat, de déclarations tenant lieu de certificat, de lettres de recherche de mariage et des apostilles qui les accompagnent, et nous pouvons vous guider sur l’ordre des étapes de notarisation et d’authentification. Demandez une soumission gratuite ou appelez le (437) 601-8999, et consultez les régions que nous desservons sur notre page des emplacements.

Foire aux questions

Le Canada délivre-t-il un certificat de célibat ou un certificat de non-empêchement?

Non. Le Canada ne délivre pas de certificat de célibat national ni de certificat de non-empêchement au mariage. Il n’existe pas de registre fédéral central des mariages, car les actes de mariage sont conservés séparément par chaque province et territoire par l’entremise de son propre bureau de l’état civil. Pour prouver leur état de célibataire, les Canadiens utilisent plutôt une déclaration solennelle sous serment, une déclaration tenant lieu de certificat de non-empêchement d’Affaires mondiales Canada et, le cas échéant, une lettre de recherche de mariage provinciale.

Quel document les Canadiens utilisent-ils à la place d’un certificat de non-empêchement?

Le substitut le plus courant est une déclaration solennelle de célibat, aussi appelée affidavit de célibat, que vous faites sous serment devant un notaire ou un commissaire à l’assermentation. Elle atteste que vous n’êtes pas actuellement marié et que vous êtes libre de vous marier. De nombreux couples l’associent à une déclaration tenant lieu de certificat de non-empêchement d’Affaires mondiales Canada, qui confirme officiellement que le Canada ne délivre pas de certificat de non-empêchement.

Qu’est-ce qu’une déclaration tenant lieu de certificat de non-empêchement au mariage?

C’est un document qu’Affaires mondiales Canada, ou une ambassade, un haut-commissariat ou un consulat du Canada à l’étranger, peut fournir pour confirmer que le Canada ne délivre pas de certificat de non-empêchement au mariage. Il explique l’absence d’un certificat canadien; ce n’est pas un certificat personnalisé de votre état matrimonial individuel et il ne contient généralement aucun renseignement personnel indiquant si vous êtes célibataire. Il est habituellement utilisé conjointement avec votre propre déclaration solennelle sous serment.

Où puis-je faire notarier une déclaration de célibat au Canada?

Tout notaire ou commissaire à l’assermentation de votre province ou territoire peut faire prêter le serment et être témoin de votre signature sur une déclaration solennelle de célibat. Les avocats sont habituellement commissaires à l’assermentation, et de nombreux notaires offrent ce service. Apportez une pièce d’identité avec photo valide délivrée par le gouvernement et ne signez la déclaration qu’en présence du fonctionnaire, puisque celui-ci atteste que vous l’avez signée devant lui.

Ai-je besoin d’une apostille sur mes documents de célibat?

Cela dépend du pays de destination. Le Canada a adhéré à la Convention Apostille de La Haye, qui est entrée en vigueur pour le Canada le 11 janvier 2024; ainsi, pour un pays partie à la Convention, une seule apostille d’une autorité compétente désignée remplace l’ancienne chaîne d’authentification et de légalisation. Pour un pays qui n’est pas partie, le document doit être authentifié puis légalisé par l’ambassade ou le consulat de ce pays au Canada. Les apostilles ne sont délivrées que par des autorités compétentes comme Affaires mondiales Canada ou certaines autorités provinciales, jamais par une entreprise de traduction.

Ma déclaration de célibat doit-elle être traduite?

Si vous vous mariez dans un pays dont la langue officielle n’est ni l’anglais ni le français, l’autorité exigera habituellement une traduction de votre déclaration de célibat et des documents à l’appui, souvent y compris l’apostille et tout sceau. Dans la plupart des cas, vous devriez d’abord notarier et apostiller ou authentifier le document, puis le traduire, afin que la traduction reproduise tout. De nombreuses autorités étrangères préfèrent le sceau d’un traducteur agréé, c’est pourquoi une traduction certifiée par l’ATIO est un choix sûr.

Une lettre de recherche de mariage provinciale peut-elle prouver que je suis célibataire?

Une lettre de recherche de mariage d’un bureau provincial ou territorial de l’état civil indique si un mariage est enregistré dans cette seule province ou ce seul territoire; il s’agit donc d’une preuve fondée sur un registre plutôt que d’une autodéclaration. Comme elle ne couvre qu’une seule administration, ce n’est pas une garantie à l’échelle nationale, mais certaines autorités étrangères l’acceptent comme preuve à l’appui aux côtés d’une déclaration solennelle. Si vous avez vécu dans plus d’une province, vous pourriez avoir besoin d’une recherche pour chacune. Confirmez d’abord son acceptation auprès de l’autorité étrangère.

J’ai déjà été marié. Quelle preuve supplémentaire me faudra-t-il pour me marier à l’étranger?

Si un mariage antérieur a pris fin par un divorce, vous devrez habituellement fournir votre certificat de divorce ou votre jugement de divorce; si un ancien conjoint est décédé, vous aurez généralement besoin de ce certificat de décès. Ces documents prouvent que le mariage antérieur a véritablement pris fin et que vous êtes maintenant libre de vous marier. Si les documents ne sont pas dans la langue du pays de destination, ils devront normalement faire l’objet d’une traduction certifiée également, ce que nous traitons en même temps que les documents de célibat.

Combien de temps faut-il pour obtenir une traduction certifiée de ces documents?

Notre délai habituel pour une traduction certifiée de documents de célibat courants est de 24 à 48 heures une fois que nous avons vos fichiers, avec des options accélérées offertes. Les délais de traitement des documents gouvernementaux eux-mêmes, comme la déclaration tenant lieu de certificat ou une recherche de mariage provinciale, sont fixés par ces bureaux et varient; confirmez-les donc directement. Demandez une soumission gratuite avec vos documents et nous confirmerons le délai de traduction pour votre cas précis.

Une entreprise de traduction peut-elle délivrer mon apostille ou mon certificat de non-empêchement?

Non. Une entreprise de traduction ne peut pas délivrer d’apostille ni de certificat de non-empêchement, et aucun organisme canadien ne délivre ce dernier de toute façon. Les apostilles ne proviennent que d’autorités compétentes désignées, comme Affaires mondiales Canada ou certaines autorités provinciales. Notre rôle est de préparer la traduction certifiée qui accompagne vos documents et de vous guider à travers la séquence de notarisation, d’authentification et d’apostille pour que votre dossier soit complet et accepté.

Faites traduire et préparez vos documents de célibat

Se marier à l’étranger devrait être la partie excitante, pas une épreuve de paperasse. Une fois que vous savez quels documents votre pays de destination veut, la traduction et l’ordonnancement sont là où un partenaire expérimenté vous fait gagner du temps et prévient les rejets. Nous sommes une entreprise de traduction et d’interprétation agréée par l’ATIO desservant Toronto, Hamilton et tout le Canada dans plus de 200 langues, et nous préparons des traductions certifiées de déclarations de célibat, de déclarations tenant lieu de certificat, de lettres de recherche de mariage, de certificats de divorce et de décès, et des apostilles qui les accompagnent, mises en forme de la manière qu’attendent les registres étrangers. Lisez nos conseils connexes sur l’apostille au Canada et la traduction de certificat de mariage, puis demandez votre soumission ci-dessous ou appelez le (437) 601-8999.