Traduction assermentée, certifiée ou notariée : la différence

Trois mots circulent comme s’ils voulaient dire la même chose : assermentée, certifiée, notariée. Ce n’est pas le cas, et au Canada cette confusion coûte aux gens du temps et de l’argent bien réels, parce que demander le mauvais type vous vaut un dossier d’immigration refusé ou un document qu’un gouvernement étranger refuse de reconnaître. Voici la version courte que la plupart des gens sont venus chercher. Le Canada n’utilise pas les « traducteurs assermentés » à la manière de la France ou de l’Espagne. À des fins officielles, il s’appuie sur la traduction certifiée, préparée par un membre agréé d’un ordre provincial comme l’ATIO en Ontario. La traduction notariée est encore autre chose, et l’apostille est tout à fait différente. Cette page démêle le tout, avec les règles concrètes d’IRCC et d’Affaires mondiales Canada.

Traduction assermentée, certifiée ou notariée au Canada

Points clés à retenir

  • Le Canada utilise la traduction certifiée, pas la traduction assermentée. Le modèle du « traducteur assermenté » appartient aux pays de droit civil comme la France, l’Espagne et l’Allemagne. Le Canada est un pays de common law et s’appuie plutôt sur l’agrément professionnel.
  • Une traduction certifiée au Canada est réalisée par un membre en règle d’une association provinciale comme l’ATIO, l’OTTIAQ ou la STIBC, et porte le sceau ainsi que le numéro de membre de ce traducteur.
  • Une traduction notariée n’est pas un contrôle de qualité. Un notaire ne fait qu’attester une signature sur un affidavit. Le notaire ne vérifie pas l’exactitude de la traduction.
  • IRCC accepte les traductions certifiées faites par des traducteurs agréés canadiens sans exiger d’affidavit. Si le traducteur n’est pas agréé, il faut ajouter un affidavit fait sous serment devant un commissaire à l’assermentation.
  • L’apostille sert à utiliser des documents à l’étranger. Le Canada a adhéré à la Convention Apostille de La Haye le 11 janvier 2024, remplaçant l’ancien processus de légalisation consulaire pour les pays membres.
  • Une apostille ne certifie pas le contenu d’un document. Elle confirme seulement que la signature et le sceau du fonctionnaire public qui y figurent sont authentiques.

Pourquoi les mots assermentée, certifiée et notariée prêtent à confusion

L’essentiel du flou vient des gens qui se déplacent entre des pays aux traditions juridiques très différentes. Une personne arrive à Toronto depuis Paris avec un certificat de naissance, à qui l’on a dit au pays d’obtenir une traduction assermentée. Elle demande une traduction assermentée à un bureau canadien, et un bon bureau la corrige avec délicatesse. Il n’existe pas d’équivalent canadien du traducteur assermenté français. Ce dont cette personne a besoin, c’est d’une traduction certifiée canadienne. Les deux remplissent un rôle semblable, produire une traduction qu’une institution acceptera, mais elles reposent sur des mécanismes complètement différents.

La distinction suit la ligne qui sépare le droit civil de la common law. Les pays de droit civil, la France, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la majeure partie de l’Europe continentale, bâtissent leurs systèmes sur des lois codifiées et tendent à tenir des registres officiels de traducteurs autorisés. En France, un traducteur assermenté est un expert nommé par la cour qui a prêté serment devant une cour d’appel et figure sur une liste officielle d’experts judiciaires. L’autorité du traducteur découle directement de la cour, et son sceau a une valeur juridique par lui-même.

Les pays de common law procèdent autrement. Le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Australie et le Canada s’appuient sur la jurisprudence et n’ont généralement aucun système formel de traduction assermentée. Ils utilisent plutôt l’attestation professionnelle : un traducteur qualifié signe une déclaration de certification, et les tribunaux, les ministères et les institutions l’acceptent parce que les titres de compétence du traducteur en répondent. Voilà le modèle canadien en une phrase. Le titre de compétence accomplit le travail qu’un serment devant une cour accomplit ailleurs.

La notarisation se retrouve mêlée à tout cela parce que le sceau d’un notaire ressemble à une approbation de la traduction. Ce n’en est pas une. Pour l’instant, retenez une seule idée : certifiée, assermentée et notariée décrivent trois fonctions distinctes, et une seule d’entre elles, la certification, dit vraiment quelque chose sur la qualité de la traduction.

Qu’est-ce qu’une traduction certifiée au Canada?

Une traduction certifiée au Canada est préparée, signée et estampillée par un professionnel titulaire d’une certification d’une association provinciale reconnue. La certification confirme qu’un praticien réglementé et responsable répond de l’exactitude du travail. C’est la norme que les autorités d’immigration, les tribunaux, les universités et les organismes de délivrance de permis attendent lorsqu’ils en demandent une.

En Ontario, l’organisme certificateur est l’Association des traducteurs et interprètes de l’Ontario, l’ATIO, la plus ancienne organisation du genre au pays, dont les racines remontent à 1920. En vertu de la Loi de 1989 sur l’Association des traducteurs et interprètes de l’Ontario, le titre de « traducteur agréé » (la désignation réservée trad. a.) est protégé par la loi en Ontario, et l’ATIO est le seul organisme de la province autorisé à le décerner. Cette loi a fait de l’ATIO la première association de traducteurs au monde dont les membres agréés étaient reconnus comme professionnels par la loi. Vous pouvez en lire davantage sur la page À propos de l’ATIO et notre explication de la traduction certifiée par l’ATIO.

Devenir agréé n’est pas une formalité. L’ATIO offre deux voies. La première est l’examen national de certification, contrôlé par le Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada (CTTIC) et administré par l’ATIO en Ontario, un examen exigeant lié à une seule combinaison linguistique qui confirme une compétence de niveau professionnel plutôt qu’un simple potentiel. La seconde est un examen sur dossier pour les traducteurs d’expérience qui peuvent démontrer des années de travail professionnel. Les détails sur la voie de l’examen se trouvent sur la page de l’examen de certification du CTTIC. Dans les deux cas, le titre se mérite et peut se perdre, parce que les membres agréés répondent à un code de déontologie et à un processus disciplinaire.

Le reste du pays reflète ce modèle au moyen d’organismes provinciaux parallèles. Le Québec a l’OTTIAQ (l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec), qui protège le titre de traducteur agréé. La Colombie-Britannique a la STIBC (la Society of Translators and Interpreters of BC). Chacun s’inscrit dans le CTTIC, le conseil national qui administre l’examen de certification reconnu partout au pays. Ainsi, bien qu’il n’existe aucun permis fédéral unique de traduction, le système provincial de certification fait office de norme nationale de fait. Pour en savoir plus sur l’importance de ce titre, consultez notre guide sur l’importance d’un traducteur agréé pour vos documents.

Que contient concrètement une traduction certifiée?

Une traduction certifiée, c’est plus que le texte traduit. C’est un ensemble. Vous obtenez la traduction complète, intégrale et fidèle à la source, sans résumé ni omission. Vous obtenez la signature du traducteur et le sceau officiel de son association, qui affiche le numéro de membre afin que quiconque puisse vérifier son statut dans le registre. Et vous obtenez une déclaration signée, souvent appelée certificat d’exactitude, attestant que la traduction est un rendu complet et fidèle de l’original.

Un détail fait constamment trébucher les gens. L’original, ou une copie certifiée conforme, doit accompagner la traduction, parce que les institutions comparent les deux côte à côte pour confirmer que rien n’a été omis. Chaque tampon, sceau ou annotation manuscrite est aussi traduit, pas seulement le corps du texte. Envoyez une traduction seule et elle a tendance à revenir marquée incomplète. Notre page sur les services de traduction de documents détaille le format exact que nous livrons.

Qu’est-ce qu’une traduction assermentée, et le Canada l’utilise-t-il?

Une traduction assermentée est une traduction produite par un traducteur qui a été officiellement autorisé par une cour ou une autorité gouvernementale et qui a prêté serment de traduire fidèlement. Le sceau et la signature du traducteur donnent au document une validité juridique en soi, sans aucune autre étape requise. C’est le modèle courant dans une grande partie de l’Europe continentale et de l’Amérique latine. En France, le document est une traduction assermentée; en Espagne, c’est une traduccion jurada; en Allemagne, le travail est fait par un beeidigter ou vereidigter Ubersetzer.

Le Canada n’a pas ce système. Il n’existe aucun registre canadien de traducteurs assermentés par une cour, et aucun traducteur canadien ne peut apposer un sceau personnel « assermenté » sur un document et lui faire porter une valeur juridique autonome comme le fait celui d’un traducteur assermenté français. Lorsque des sources canadiennes, ou même certaines entreprises de traduction, parlent d’« assermentée », elles veulent presque toujours dire soit un raccourci approximatif pour une traduction certifiée, soit l’acte distinct de faire un affidavit sous serment devant un notaire. Au Canada, l’autorité sous-jacente vient de la certification professionnelle, et non d’une nomination par une cour.

Cela compte surtout pour deux groupes. D’abord, les nouveaux arrivants à qui l’on a dit à l’étranger d’obtenir une traduction assermentée : au Canada, la bonne demande est une traduction certifiée d’un membre agréé d’une association provinciale. Les deux ne sont pas automatiquement interchangeables, mais aux fins pratiques d’obtenir une traduction qu’une institution acceptera, la traduction certifiée canadienne est l’équivalent juste. Ensuite, les Canadiens qui envoient des documents à un pays de droit civil qui exige une traduction assermentée. Là, le document doit habituellement être traduit puis authentifié pour être utilisé à l’étranger, et c’est là qu’intervient l’apostille.

Qu’est-ce qu’une traduction notariée?

Une traduction notariée est une traduction accompagnée d’un affidavit signé devant un notaire ou un commissaire à l’assermentation. Voici la partie que presque tout le monde se trompe : le notaire ne vérifie pas la traduction. Le notaire ne lit pas la langue source, n’évalue pas l’exactitude et n’assume aucune responsabilité quant à la qualité du travail. Le rôle du notaire est purement de vérifier l’identité et d’attester que le traducteur prête serment que la traduction est vraie et exacte. La notarisation authentifie la signature sur l’affidavit, rien de plus.

Ainsi, la valeur d’une traduction notariée repose entièrement sur qui a fait la traduction et sur ce qu’il a juré. Un traducteur qualifié qui signe un affidavit attestant l’exactitude et qui le jure devant un notaire vous donne un ensemble crédible. Une personne non qualifiée qui fait de même obtient le sceau de formalité du notaire, mais rien qui garantisse que la traduction est correcte. Le sceau atteste le serment. Il ne bénit pas le contenu. Notre explication de la différence entre traduction certifiée et notariée au Canada approfondit ce duo.

Quand la notarisation est-elle vraiment nécessaire? Moins souvent qu’on le suppose à l’intérieur du Canada. IRCC ne l’exige généralement pas lorsqu’un traducteur agréé canadien a fait le travail. La notarisation tend à surgir dans deux situations : lorsque le traducteur n’est pas agréé et qu’un affidavit est donc requis, et lorsqu’une institution destinataire, souvent étrangère, demande expressément un affidavit notarié. Confirmez toujours l’exigence auprès de l’organisme qui reçoit le document avant de payer pour un notaire dont vous n’avez peut-être pas besoin.

Traduction assermentée, certifiée ou notariée : tableau comparatif

La façon la plus claire de voir les distinctions est de les mettre côte à côte. Le tableau ci-dessous résume ce que chaque terme signifie dans le contexte canadien, qui le délivre ou en est témoin, et quand vous risquez d’en avoir besoin.

TypeCe que cela signifie au CanadaQui le délivre ou en est témoinQuand vous en avez généralement besoin
Traduction assermentéeCatégorie non reconnue au Canada. Un modèle autorisé par une cour, utilisé dans les pays de droit civil. Au Canada, l’équivalent le plus proche est une traduction certifiée.Aucune autorité canadienne ne délivre de traductions assermentées. À l’étranger, une cour ou un gouvernement nomme les traducteurs assermentés.Seulement lorsqu’un pays étranger de droit civil (France, Espagne, etc.) l’exige expressément. Pour les documents utilisés au Canada, demandez plutôt une traduction certifiée.
Traduction certifiéeUne traduction complète estampillée et signée par un traducteur agréé par un ordre provincial (ATIO, OTTIAQ, STIBC), accompagnée d’un certificat d’exactitude.Un membre agréé en règle d’une association provinciale reconnue.Demandes à IRCC, documents judiciaires, admissions universitaires, délivrance de permis professionnels, la plupart des usages officiels canadiens.
Traduction notariéeUne traduction accompagnée d’un affidavit d’exactitude fait sous serment devant un notaire. Le notaire atteste uniquement la signature et ne vérifie pas la traduction.Un notaire ou un commissaire à l’assermentation atteste l’affidavit fait sous serment par le traducteur.Lorsque le traducteur n’est pas agréé, ou lorsqu’une institution précise (souvent étrangère) exige un affidavit notarié.
Apostille / authentificationUn certificat confirmant que la signature et le sceau sur un document public sont authentiques, afin que le document soit accepté à l’étranger.Affaires mondiales Canada ou une autorité compétente provinciale (AB, BC, ON, SK).Lorsqu’un document canadien (ou sa traduction certifiée) doit être utilisé dans un autre pays de la Convention de La Haye.

Qu’exige IRCC pour les documents traduits?

C’est ici que la précision rapporte, parce que l’immigration est la raison la plus courante pour laquelle les Canadiens ont besoin de traductions officielles, et une fausse manœuvre signifie une demande renvoyée. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) est clair : tout document à l’appui qui n’est pas en français ou en anglais doit être soumis avec une traduction, un affidavit du traducteur lorsqu’il est requis, et une copie certifiée de l’original. La règle est résumée dans l’entrée du centre d’aide d’IRCC sur la langue dans laquelle les documents à l’appui doivent être présentés.

Pour IRCC, un traducteur agréé est un membre en règle d’une association professionnelle de traduction au Canada ou à l’étranger, confirmé par un sceau ou un tampon indiquant le numéro de membre. Une nuance prend les gens au dépourvu : un traducteur seulement en voie d’obtenir sa certification n’est pas considéré comme un traducteur agréé aux fins d’IRCC. L’adhésion doit être active, pas en attente.

La question de l’affidavit dépend entièrement de la certification. Selon IRCC, une traduction faite par un traducteur agréé canadien n’a pas besoin d’affidavit. Mais si elle n’est pas faite par un traducteur agréé canadien, la personne qui l’a réalisée doit fournir un affidavit attestant sous serment sa maîtrise de la langue et l’exactitude de la traduction. IRCC définit cet affidavit comme un document déclarant que la traduction est une version vraie et exacte de l’original, fait sous serment par le traducteur devant un commissaire autorisé à faire prêter serment dans le pays où il habite, comme l’indique la page d’IRCC qui explique ce qu’est un affidavit pour une traduction.

Mettez les deux règles ensemble et la conclusion est simple. Faites appel à un traducteur agréé canadien et vous évitez complètement le notaire, parce que la certification est la preuve qu’IRCC veut. Faites appel à n’importe qui d’autre et vous ajoutez un affidavit notarié, un coût supplémentaire et un rendez-vous de plus. C’est en grande partie pourquoi travailler avec un professionnel agréé dès le départ tend à être moins cher et plus rapide. Voici quelques autres exigences qui valent la peine d’être retenues :

  • Les traductions doivent porter sur le document complet, mot pour mot. Les résumés et les paraphrases ne sont pas acceptés.
  • La traduction ne peut pas être faite par le demandeur, par un membre de la famille ou par un représentant. Elle doit être faite par un professionnel indépendant.
  • Tout tampon ou sceau sur l’original qui n’est pas en français ou en anglais doit aussi être traduit.
  • Le document original ou une photocopie certifiée doit accompagner la traduction afin qu’IRCC puisse les comparer.

Pour un parcours complet axé précisément sur les dossiers d’immigration, notre guide sur comment faire traduire des documents pour IRCC couvre le processus du début à la fin. Si vous ne retenez qu’une seule ligne de toute cette section, que ce soit celle-ci : pour IRCC, la certification l’emporte sur la notarisation, parce que la certification supprime entièrement l’exigence de l’affidavit.

Qu’exigent les tribunaux canadiens?

Les tribunaux forment leur propre univers, et les exigences varient selon la province et même selon le tribunal ou le greffe précis. En règle générale, les tribunaux canadiens s’attendent à ce que les traductions de preuves en langue étrangère soient certifiées, et ils veulent fréquemment, en plus, un affidavit d’exactitude de la traduction, surtout pour les documents déposés en preuve. La raison est la même que celle qui motive la règle d’IRCC. Un juge ne peut pas lire l’original en langue source, donc le tribunal a besoin d’un professionnel responsable qui a officiellement attesté, sous serment lorsque requis, que la traduction est fidèle.

En pratique, cela signifie souvent une traduction certifiée accompagnée d’un affidavit fait sous serment, ce qui se rapproche le plus du concept de « traduction assermentée » sur lequel les gens s’interrogent. Le traducteur certifie le travail au moyen de son titre de compétence puis fait un affidavit sous serment devant un commissaire à l’assermentation confirmant l’exactitude. Comme les règles des tribunaux diffèrent, confirmez le format exact avec le tribunal précis, le tribunal administratif ou votre avocat avant de déposer. Ne présumez pas qu’une traduction acceptée par IRCC satisfera un tribunal sans l’affidavit, ni que la règle d’un tribunal correspond à celle d’un autre.

L’interprétation en salle d’audience est une question distincte mais connexe. Lorsqu’une personne a besoin d’un soutien en langue parlée pendant une audience, les tribunaux font appel à des interprètes judiciaires accrédités plutôt qu’à des traducteurs de documents certifiés, et les deux rôles exigent des titres de compétence différents. Si votre affaire touche à des procédures orales, consultez notre survol des services d’interprétation judiciaire.

Qu’est-ce qu’une apostille, et quand le Canada l’a-t-il adoptée?

Une apostille est un certificat standardisé confirmant que la signature et le sceau d’un fonctionnaire public sur un document sont authentiques, afin que le document puisse être reconnu dans un autre pays sans autres démarches consulaires. C’est la pièce internationale du casse-tête, et elle n’a rien à voir avec l’exactitude de la traduction. Elle dit seulement si le fonctionnaire qui a signé ou scellé un document public avait l’autorité de le faire et si la signature est authentique.

C’est un terrain véritablement nouveau pour le Canada. La Convention Apostille, officiellement la Convention supprimant l’exigence de la légalisation des actes publics étrangers, est entrée en vigueur au Canada le 11 janvier 2024. Avant cela, les Canadiens utilisaient un processus plus lent en deux étapes : l’authentification par Affaires mondiales Canada suivie de la légalisation à l’ambassade ou au consulat du pays de destination. La convention élimine cette seconde étape pour les plus de 120 pays membres, de sorte qu’une seule apostille fait désormais le travail. Les détails officiels se trouvent sur la page d’Affaires mondiales Canada concernant l’authentification des documents.

Qui délivre l’apostille dépend de l’endroit où le document a été établi. Affaires mondiales Canada délivre des apostilles pour les documents du gouvernement fédéral et pour les documents établis ou notariés dans plusieurs provinces et territoires. L’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ontario et la Saskatchewan agissent comme leurs propres autorités compétentes pour les documents établis ou notariés sur leur territoire, le Québec devant suivre. Affaires mondiales Canada souligne aussi que vous n’avez pas besoin d’embaucher une entreprise tierce pour soumettre une demande, et que le recours à une telle entreprise n’accélère rien. Vous pouvez lire les réponses de l’organisme dans sa FAQ sur l’authentification.

Une apostille vérifie-t-elle qu’une traduction est exacte?

Non, et c’est un point crucial. Une apostille ne dit rien d’autre que l’authenticité de la signature du fonctionnaire public sur un document. Elle confirme que la signature et le sceau sont authentiques afin que le document puisse être reconnu à l’étranger. Elle ne valide pas l’information contenue dans le document, et elle n’évalue pas si une traduction est correcte. Si vous avez besoin qu’un document traduit porte à la fois une garantie d’exactitude et une reconnaissance internationale, ce sont deux étapes distinctes : la traduction certifiée s’occupe de l’exactitude, et l’apostille s’occupe de l’acceptation transfrontalière des signatures et sceaux officiels.

L’ordre compte lorsque des documents partent à l’étranger. En général, vous commencez par le document public sous-jacent, organisez toute traduction certifiée requise, puis demandez l’authentification ou une apostille sur le document approprié, selon ce que demande le pays destinataire. Comme chaque destination établit ses propres règles sur le fait que l’original, la traduction ou les deux aient besoin d’une apostille, confirmez l’exigence auprès de l’autorité destinataire avant de dépenser pour des sceaux.

Laquelle vous faut-il vraiment? Un guide de décision

La théorie, c’est bien, mais la plupart des gens veulent simplement savoir quel document commander. Associez votre situation à la liste ci-dessous et vous tomberez sur la bonne réponse pour la grande majorité des cas.

  • Vous soumettez à IRCC pour l’immigration ou la citoyenneté? Obtenez une traduction certifiée d’un traducteur agréé canadien. Faite ainsi, aucun affidavit ni notaire n’est requis. Un traducteur non agréé vous oblige à ajouter un affidavit fait sous serment devant un commissaire à l’assermentation, donc la traduction certifiée est plus simple.
  • Vous déposez auprès d’un tribunal ou d’un tribunal administratif canadien? Prévoyez une traduction certifiée, et attendez-vous à ce qu’un affidavit d’exactitude fait sous serment puisse aussi être requis, surtout pour la preuve. Confirmez le format avec le tribunal ou votre avocat, parce que les règles varient selon le tribunal et la province.
  • On vous a dit d’obtenir une « traduction assermentée » à l’étranger? Pour un usage à l’intérieur du Canada, demandez plutôt une traduction certifiée. Pour un pays de droit civil qui exige vraiment une traduction assermentée, vous aurez probablement besoin d’une traduction certifiée accompagnée d’une authentification ou d’une apostille pour un usage à l’étranger.
  • Une institution exige expressément la notarisation? Obtenez une traduction certifiée et faites notarier l’affidavit, mais vérifiez d’abord qu’elle veut vraiment la notarisation plutôt que seulement la certification, parce que les deux sont souvent confondues et que la notarisation ajoute un coût.
  • Un document canadien qui s’en va dans un autre pays? Vous regardez probablement une apostille d’Affaires mondiales Canada ou de l’autorité provinciale pertinente, possiblement avec une traduction certifiée. Confirmez si c’est l’original, la traduction ou les deux qui en ont besoin.

En cas de doute, demandez à l’institution destinataire exactement ce dont elle a besoin, par écrit, et apportez cette exigence à un fournisseur de traduction certifiée. Si vous préférez éviter les devinettes, notre équipe peut examiner votre situation et vous dire précisément quel type de document votre cas exige. La façon la plus rapide de commencer est de demander une soumission gratuite et de décrire ce que vous soumettez et à qui.

Combien coûtent ces traductions au Canada?

Le coût dépend de variables réelles, et tout fournisseur qui cite un prix fixe sans voir vos documents devine. Le prix de la traduction certifiée au Canada est déterminé par la combinaison linguistique, la longueur et la complexité du document, le volume de tampons et de sceaux qui doivent aussi être traduits, le délai que vous exigez, et le fait que des étapes supplémentaires comme un affidavit notarié ou une apostille soient en jeu. Un court certificat de naissance dans une langue courante se situe au bas de l’échelle. Un long document juridique technique dans une combinaison linguistique rare se situe bien plus haut.

La notarisation ajoute des frais distincts facturés par le notaire, indépendants du coût de la traduction. Une apostille comporte son propre traitement gouvernemental par Affaires mondiales Canada ou l’autorité provinciale, sur un délai de plusieurs semaines plus la poste, sans service accéléré offert, alors prévoyez ce délai dans tout plan qui implique l’utilisation de documents à l’étranger. Comme chaque dossier est différent, nous ne publions pas de prix unique. Indiquez-nous le document, la combinaison linguistique et la destination au moyen de notre formulaire de soumission, et vous recevrez un chiffre exact et sans engagement en retour, habituellement avec un délai de 24 à 48 heures pour les traductions certifiées standard.

Comment vérifier qu’un traducteur est réellement agréé

Comme le mot « certifié » s’emploie de façon approximative, il vaut la peine de savoir comment vérifier qu’un traducteur détient vraiment le titre qu’il prétend avoir. La marche à suivre est simple, et c’est la même logique qu’applique IRCC. Une traduction réellement certifiée porte un tampon ou un sceau indiquant le numéro de membre du traducteur auprès de son association provinciale. Ce numéro est la clé. Des associations comme l’ATIO tiennent des registres de membres, de sorte que le numéro peut être vérifié dans l’annuaire officiel pour confirmer que la personne est en règle.

Quelques vérifications pratiques avant de remettre vos documents ou votre argent. Confirmez que le traducteur ou l’entreprise peut nommer l’association provinciale précise et fournir un numéro de membre, et pas seulement une vague prétention d’être « certifié ». Confirmez que la certification couvre votre combinaison linguistique, puisqu’elle est accordée par combinaison de langues, et non de façon générale. Et méfiez-vous de quiconque offre un sceau personnel « assermenté » comme s’il portait une autorité juridique autonome au Canada, parce que ce n’est pas ainsi que le système fonctionne. Pour en savoir plus sur le choix du bon professionnel, consultez notre texte sur l’importance d’un traducteur agréé.

Professional Interpreting Canada travaille avec des traducteurs agréés par l’ATIO dans plus de 500 combinaisons linguistiques, au service de Toronto, de Hamilton et de clients partout au pays, à distance comme sur place. Chaque traduction certifiée que nous livrons porte le sceau et le numéro de membre du traducteur, le certificat d’exactitude et la traduction complète, y compris les tampons et les sceaux, mise en forme pour répondre aux exigences d’IRCC et des institutions.

Foire aux questions

Une traduction assermentée est-elle la même chose qu’une traduction certifiée au Canada?

Non. Le Canada n’a pas de système de traduction assermentée. Les traductions assermentées viennent des pays de droit civil où une cour nomme et autorise le traducteur. Au Canada, l’équivalent est une traduction certifiée, préparée par un traducteur qui est membre agréé d’une association provinciale comme l’ATIO, l’OTTIAQ ou la STIBC. Si l’on vous a dit à l’étranger d’obtenir une traduction assermentée pour un usage au Canada, demandez plutôt une traduction certifiée.

Une traduction notariée signifie-t-elle que la traduction est exacte?

Non. Un notaire ne fait qu’attester la signature sur un affidavit et vérifier l’identité du signataire. Le notaire ne lit pas la langue source et ne vérifie pas l’exactitude de la traduction. La fiabilité d’une traduction notariée dépend entièrement des qualifications du traducteur qui l’a produite et qui a fait l’affidavit sous serment, et non du sceau du notaire.

IRCC exige-t-il une traduction notariée?

Généralement non, pourvu que vous fassiez appel à un traducteur agréé canadien. IRCC déclare qu’une traduction faite par un traducteur agréé au Canada n’a pas besoin d’affidavit. Si la traduction n’est pas faite par un traducteur agréé canadien, alors le traducteur doit fournir un affidavit fait sous serment devant un commissaire autorisé à faire prêter serment, et c’est là qu’intervient la notarisation. Faire appel à un traducteur agréé supprime cette étape.

Qu’est-ce qui compte comme traducteur agréé pour IRCC?

Pour IRCC, un traducteur agréé est un membre en règle d’une association professionnelle de traduction au Canada ou à l’étranger, dont la certification est confirmée par un sceau ou un tampon indiquant le numéro de membre du traducteur. Un traducteur qui est encore en voie d’obtenir sa certification ne se qualifie pas. L’adhésion doit être active et vérifiable.

Quand le Canada a-t-il commencé à délivrer des apostilles?

La Convention Apostille de La Haye est entrée en vigueur au Canada le 11 janvier 2024. À compter de cette date, les documents destinés aux autres pays membres n’ont plus besoin de légalisation consulaire. À la place, Affaires mondiales Canada ou une autorité compétente provinciale comme l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ontario ou la Saskatchewan délivre une seule apostille que le pays de destination reconnaît.

Une apostille certifie-t-elle que ma traduction est correcte?

Non. Une apostille confirme seulement que la signature et le sceau du fonctionnaire public sur un document sont authentiques, afin que le document soit accepté à l’étranger. Elle ne vérifie pas le contenu du document et n’évalue pas l’exactitude d’une traduction. L’exactitude est l’affaire de la traduction certifiée; l’apostille s’occupe de la reconnaissance internationale des signatures et sceaux officiels.

Puis-je traduire moi-même mes documents pour une demande officielle?

Non. IRCC et la plupart des institutions n’acceptent pas les traductions faites par le demandeur, un membre de la famille ou un représentant, même si cette personne est bilingue ou agréée. La traduction doit être produite par un professionnel indépendant. Cela protège l’intégrité du processus et évite tout conflit d’intérêts.

Les tampons et sceaux sur mon document original doivent-ils aussi être traduits?

Oui. IRCC exige que tout tampon ou sceau sur l’original qui n’est pas en français ou en anglais soit aussi traduit, pas seulement le corps principal du texte. Une traduction certifiée devrait reproduire et traduire chaque annotation, tampon et sceau sur le document source, ce qui est une des raisons pour lesquelles un ensemble complet et préparé professionnellement compte.

Combien de temps prend une traduction certifiée?

Les traductions certifiées standard sont souvent terminées en 24 à 48 heures, selon la longueur du document, la combinaison linguistique et le volume. Les étapes qui font intervenir des tiers prennent plus de temps : la notarisation exige un rendez-vous distinct, et une apostille d’Affaires mondiales Canada s’étale actuellement sur un délai de plusieurs semaines plus la poste, sans option accélérée. Planifiez à l’avance lorsque des documents sont destinés à un usage à l’étranger.

Qui contacter pour obtenir la bonne traduction pour ma situation?

Communiquez avec Professional Interpreting Canada au (437) 601-8999 ou demandez une soumission en ligne. Indiquez-nous le document, la combinaison linguistique et l’endroit où il s’en va, et nous confirmerons si vous avez besoin d’une traduction certifiée, d’un affidavit notarié, d’une apostille ou d’une combinaison, puis nous la livrerons correctement du premier coup.

Obtenez la bonne traduction, du premier coup

La différence entre assermentée, certifiée et notariée n’est pas théorique. Demandez la mauvaise et vous risquez un dossier refusé, des frais de notaire gaspillés ou un document qu’un gouvernement étranger n’acceptera pas. Au Canada, la pièce maîtresse est la traduction certifiée, soutenue par un professionnel réglementé dont vous pouvez vérifier le titre. La notarisation ajoute un affidavit attesté lorsque la certification manque ou est expressément requise. Une apostille fait franchir les frontières à un document. Associez le document à l’exigence et tout le processus devient plus rapide et moins cher. Si vous voulez une traduction certifiée faite correctement, par des traducteurs agréés par l’ATIO qui savent exactement ce qu’IRCC, les tribunaux et les autorités étrangères attendent, nous sommes prêts à vous aider.